L’avenir de la protection du site de Carthage 40 ans après la déclaration de l’UNESCO: le rôle de la Société scientifique “École archéologique italienne de Carthage”

Célébration du 40e anniversaire de l’inscription du site archéologique de Carthage sur la Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO.

Symposium sur la stratégie archéologique et de conservation du site archéologique  de Carthage

Tunis, 26-27 juillet 2019

L’avenir de la protection du site de Carthage 40 ans après la déclaration de l’UNESCO: le rôle de la Société scientifique “École archéologique italienne de Carthage”Communication de Attilio Mastino, Président SAIC (avec la contribution de Piero Bartoloni, Président honoraire SAIC )

 

 

Chers amis,

nous sommes venus ici à Tunis surtout pour dire l’intérêt et la disponibilité de notre SAIC, l’« École Archéologique Italienne de Carthage », de parteciper aux initiatives pour definir et elargir la stratégie archéologique et de conservation du site de Carthage et de consolider sa présence dans la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Le 16 décembre 1983, dans l’ouverture du Ier Congrès de “L’Africa Romana” et dans mon article sur La recherche épigraphique en Tunisie (1973-1983), j’ai déjà réfléchi sur les résultats extraordinaires de l’insertion du site archéologique de Carthage dans la Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO, à partir du 1979, et sur la présence de nombreuses équipes de recherche de niveau international sur le site de l’antique Carthage dans une saison inoubliable : « Per quanto riguarda Cartagine, è noto che operano contemporaneamente vari gruppi di ricerca archeologica (tunisini, francesi, italiani, tedeschi, inglesi, danesi, svedesi, canadesi, americani), nel quadro del programma UNESCO, con risultati di grande interesse ».Le fort engagement des Universités, du Gouvernement, de l’Institut National d’Archéologie et d’Art pour obtenir la prestigieuse reconnaissance, aussi bien que l’action de coordination, de promotion et de mise en valeur de l’identité de Carthage antique par l’UNESCO ont représenté pour la ville et pour la Tunisie entière le moteur du développement, l’élément décisif d’un relecture de l’héritage à la lumière d’une approche qui devait absolument surmonter et vaincre la phase coloniale, la reconnaissance de la valeur des cultures des périodes classiques mais surtout la valeur historique des futuhat, l’ouverture à l’Islam. En cette occasion, j’avais rappelé l’activité de Azedine Beschaouch, directeur de l’INAA, l’Institut National d’Archéologie et d’Art de Tunisie de 1973 à 1982, et de Abdelmajid Ennabli, qui a coordonné les différentes équipes internationales et a toujours rendu compte des activités des premières campagnes de fouilles à Carthage conduites dans le cadre du programme UNESCO, dans la revue CEDAC Carthage, Bulletin du Centre d’études et de documentation archéologique de la Conservation de Carthage, Tunisie, IV, 1981, p. 3 ss. (avec bibliographie 1975-81 aux p. 56-60). L’INAA a assumé la charge de coordination du travail des différentes missions. A cette occasion, Ammar Majhoubi, Hedi Slim, Latifa Slim, Naidé Ferchiou et Marcel Le Glay sont venus avec nous en Sardaigne. La déclaration de l’UNESCO a eu le mérite de modifier la perception de l’histoire de Carthage en tant que grande capitale de la Méditerranée, directement liée au Liban et à la ville de Tyr à l’Est, et à l’océan atlantique à l’Ouest, jusqu’à Gades et Tanger : capitale, tant à l’époque phénicienne et dans la phase punique, mais aussi pendant la longue période romaine qui a suivi sa fondation par Gaius Gracchus, César et Auguste, avec un territoire qui s’étendait sur plusieurs kilomètres au-delà de celui qui avait été la frontière avec l’ancien royaume numide. Et encore une capitale vandale et une capitale byzantine ; enfin l’arrivée de la dynastie des Omeyyades et le retour à être une grande capitale internationale à nos jours.

La déclaration solennelle de l’ UNESCO de 1979 venait après l’article de Giacomo Caputo qui présentait l’activité des archéologues italiens à Carthage, en particulier celles conduites par le CNR, il Conseil National de la Recherche italien, et essentiellement par le Centro di Studio per la Civiltà Fenicia e Punica : voir G. Caputo, Tunisia, Cartagine e appello UNESCO. Un decennio di ricerche archeologiche : « Quaderni della ricerca scientifica »», CNR, C/I, 1978, p. 210-217.

Il est donc nécessaire de rappeler ici les trois savants italiens qui sont en partie à l’origine de la déclaration de l’UNESCO, pour les activités conduites dans la décennie précédente : Antonino Di Vita, Andrea Carandini, Sabatino MoscatiAntonino Di Vita (Chiaramonte Gulfi19 octobre 1926 – Roma22 octobre 2011) qui, avant d’être directeur de l’Ecole Archéologique Italienne d’ Athènes, pour la première fois était à Carthage, sur la Byrsa, à la fin de l’été 1964 avec Mohamed Hassine Fantar et Azedine Beschaouch, imaginant des ruines encore cachées, de la colline en direction de Dermech et, plus loin, vers Salammbô. En 1982, Di Vita écrivit : Juste Beschaouch alors projetait le future, « lors d’une visite à Rome en juin 1972 pour rassembler des éléments concrets du programme afin de mettre en valeur et de sauvegarder les vestiges de l’ancienne métropole qu’il avait esquissée à la suite de l’appel lancé par Carthage le 14 mai, par le ministre tunisien des Affaires culturelles et de l’Information, M. Chedki Klebi, et le Directeur Général de l’UNESCO, M. René Mahen. Il n’avait pas besoin de beaucoup de mots pour me convaincre de faire venir à Carthage une présence archéologique italienne, et je dois dire que le soutien de l’ambassadeur d’Italie à Tunis, le regretté Silvano Saraceno, de Mario Mondello, directeur général des relations et des manifestations culturelles du Ministère des Affaires étrangères et de Giacomo Caputo, président du groupe de recherche pour l’Afrique du Nord financé par le CNR, a été immédiat et efficace.L’Italie a été donc l’une des nations les plus pressantes pour répondre à l’invitation du gouvernement tunisien et de l’UNESCO, en donnant officiellement (c’était le 7 juillet 1973) le début de cette expérience, unique d’un point de vue scientifique et humain (et qui il est souhaitable de ne pas rester irremplaçable), qui a travaillé aux côtés de nombreuses équipes de spécialistes, différentes pour la formation technique et culturelle, mais unies dans leur volonté d’atteindre la connaissance et de sauver les vestiges de l’ancienne métropole.En réalité, les échanges d’expériences entre les missions de Carthage se sont traduits dans une croissance culturelle précieuse pour chacun de leurs membres, ainsi que pour les collègues tunisiens également actifs sur le terrain, et dans une expérience positive – dont la valeur apparaît de plus en plus évident au fil des années – pour l’archéologie du monde classique dans son ensemble. (…) Non seulement la Carthage byzantine et de la fin de l’époque romaine des couches supérieures, mais également la Carthage des premiers siècles de l’Empire et de l’Hellénisme : il existe aujourd’hui des notes dans une vision diachronique articulée, d’une richesse inimaginable il y a seulement quelques ans, et cela est dû, justement, à la coopération internationale massive et bien coordonnée mentionnée ici.Dans cet appel au généreux tribut, je dirais presque de “réparation” de l’Occident contre l’ancienne malheureuse ennemie Phénicienne, l’Italie a tenté d’être présente (…). Par conséquent, lors de la rédaction du programme de travail ayant fait l’objet de l’accord signé avec le Directeur de l’Institut national tunisien d’Archéologie et d’Art, le prof. Azedine Beschausch, le 7 juillet 1973, a envisagé d’apporter une contribution scientifiquement pertinente – même si elle était moins visible et moins gratifiante que l’excavation systématique d’un grand bâtiment ou d’une zone urbaine monumentale – en concentrant nos efforts dans une recherche topographique visant à clarifier le problème constitué par le coin nord-ouest du système de la ville Augustéenne, le soi-disant Triangle de Saumagne.Les relations entre la centuriation rurale et l’organisation urbaine, entre l’urbanisme et la construction même, entre les nécropoles et les villes dans ses différentes phases, se situent dans l’un des coins les moins connus et certainement parmi les moins attrayants de l’usine planifiée d’Auguste. Principal domaine d’investigation : les résultats obtenus dans les cinq campagnes au cours desquelles nous avons dû inclure les recherches dont nous sommes saisis – y compris l’enquête menée sur le terrain par les chercheurs du Centre de recherche du CNR pour l’insertion de la zone explorée dans la grille régulière de Colonia Iulia Concordia Carthago – sont présentés ici pour la première fois dans un rapport préliminaire. Nous sommes en retard, bien sûr, en ce qui concerne le désir de chacun de nous et les attentes des collègues intéressés par Carthage, mais il faut dire, à notre justification partielle, que, n’ayant pas eu les moyens de structurer même un petit noyau de travail permanent, les composantes de notre mission, après chaque campagne, sont toujours revenues dans les universités d’origine – Rome, Sienne, Macerata – et leur participation aux cinq campagnes de Carthage a constitué un engagement supplémentaire volontaire, mais non moins contraignant. Ceci est également vrai, et plus encore, pour Andrea Carandini, qui souhaitait en 1973 être le directeur de notre mission sur le terrain et auquel il convient d’ajouter le mérite scientifique d’avoir aussi pu rassembler autour de lui un groupe organisé de jeunes spécialistes de valeur.Malgré ces difficultés et bien qu’il ne soit pas facile en Italie de trouver les moyens d’une vaste publication scientifique, nous arriverons bientôt à l’édition définitive de ces fouilles. Cela constituera pour les auteurs des pages qui suivent un nouvel engagement scientifique lourd, et pour ceux qui en écrivent un fardeau “administratif” non moins lourd ; mais nous assumerons volontiers notre dernier devoir dans la conviction profonde que, de la même manière, il va honorer le pays, et que les vestiges de Carthage – sacrés pour les civilisations de l’ensemble du monde méditerranéen – se sont ainsi révélés être un gardien prévoyant et une justice pour l’ancienne métropole qui, après avoir imprimé son sceau de grande puissance pendant sept siècles dans l’histoire, a dû être conquise pendant sept siècles supplémentaires – mais cette fois par un destin singulier, en tant que participant et agent de la civilisation romaine – une place dans l’Empire ne dépassant que celle de Rome ». Andrea Carandini (1937-…) Déjà en 1973, Di Vita et Azedine Beschaouch voulaient Carandini comme directeur de la mission à Carthage. Dix ans plus tard, Carandini faisait un bilan sur le volume des fouilles conclues en 1977 dans le cadre du projet qui devait amener à la déclaration UNESCO. En 1985, il entreprit le projet de fouilles stratigraphiques à Carthage par l’UNESCO dans une zone de la ville antique aussi bien que l’analyse du tissu urbain et l’analyse des relations de la ville avec le territoire. Parmi les participants figuraient Lucilla Anselmino, Clementina Panella, Carlo Pavolini et Renato Ciciagli.Grâce à la libéralité de Maria Antonietta Rizzo Di Vita j’ai aujourd’hui la disponibilité des reliefs originaux des travaux accomplis à Carthage, dans A. Di Vita, Presentazione a : A. Carandini, L. Anselmino, C. Panella, C. Pavolini, R. Ciciagli, Gli scavi italiani a Cartagine. Rapporto preliminare delle campagne 1973-77, «Quaderni di Archeologia della Libia», XIII, 1983, p. 7-61.

 

Sabatino Moscati (Roma, 24 novembre 1922 – Roma8 septembre 1997) Fondateur en 1969 du Centro di Studio per la Civiltà Fenicia e Punica du CNR, pour les recherches entre Carthage et le Cap Bon (I Fenici e Cartagine, UTET, Torino 1972). Il a travaillé en Tunisie à partir du 1966 avec Ferruccio Barreca, Antonia Ciasca, l’arch. Alberto Davico, Piero Bartoloni, Enrico Acquaro et beaucoup d’autres.

Sabatino Moscati n’était pas seulement un grand philologue, un érudit des langues sémitiques comparées, mais aussi un grand connaisseur des hommes, qui a su comprendre les talents des savants qu’il a rencontrés et qui a décidés d’encourager. En ce qui concerne les entreprises institutionnelles en Tunisie, il a commencé en 1964 à prendre contact avec les plus éminents chercheurs de la région, parmi lesquels Hechmi Sebaï, et à s’intéresser à quelques jeunes chercheurs, comme Mohamed Hassine Fantar, qui à l’époque préparait une thèse à l’Université d’Aix en Provence. L’intérêt de Sabatino Moscati était d’élargir l’horizon des études phéniciennes menées au sein de l’Istituto di Studi del Vicino Oriente de l’Università di Roma, qu’il dirigeait, principalement vers la Sardaigne et la Sicile.

En fait, à cette époque, en 1963 pour Monte Sirai et en 1965 pour Mozia, les missions archéologiques dans les deux îles principales avaient commencé. La coutume était de mener à bien le travail avec les institutions scientifiques et la protection locale, de sorte que pour Sabatino Moscati , a toujours été essentielle la collaboration avec la Soprintendenza archeologica Cagliari et celle de Palerme, alors dirigées par Ferruccio Barreca d’une art et de Vincenzo Tusa de l’autre. Puis, à partir de 1966, commence la prospection archéologique dans le Cap Bon, menée avec une équipe de chercheurs de l’Università di Roma et de l’Institut National d’Archéologie et d’Art de Tunis ; l’étude dure quelques années et est rendue publique avec deux volumes de la série Collezione di Studi Fenici publiés respectivement en 1973 et 1983. En ce qui concerne l’activité archéologique en Tunisie, elle développe depuis 1971 des projets de recherche au Cap Zebib.

De plus, Sabatino Moscati a promu de nombreuses recherches visant à la publication de collections et de matériels conservés dans les musées de Tunisie. L’étude des rasoirs puniques par Enrico Acquaro et l’étude des stèles archaïques du tophet de Carthage par Piero Bartoloni méritent d’être mentionnées. Enfin, inclus dans le Corpus delle Antichità Fenicie e Puniche de l’Unione Accadémica Nazionale, le travail de Zohra Cherif, Terres cuites de Tunisie, publié à Rome en 1996. Finalement, il convient de mentionner l’entreprise archéologique à Zama Regia, conçue et promue par Sabatino Moscati en 1997 et réalisée entre 1999 et 2012. La recherche proposée par les autorités tunisiennes et menée par l’Istituto per la Civiltà Fenicia e Punica du CNR, a été dirigée conjointement, du coté tunisien par Ahmed Ferjaoui, et, du coté italien, par le Directeur de l’Istituto CNR, Piero Bartoloni.

Les relations amicales et scientifiques de Sabatino Moscati avec le monde de la culture tunisiens ont toujours été marquées par une grande estime et un respect mutuel des prérogatives nationales, comme ce fut le cas pour toutes les entreprises internationales promues au cours des décennies entre 1961 et 1997. La preuve en est, entre autres, le fait que la direction scientifique (dans toutes les entreprises menées en Tunisie) a été la prérogative des chercheurs de l’Institut du Patrimoine la partageant avec les universitaires italiens.

 

Aujourd’hui

Ça fait 40 ans de la Déclaration UNESCO et 20 ans se sont écoulés depuis la Rencontre internationale sur Carthage qui a été organisée les 16, 17 et 18 novembre 2000 : vous savez que nous avons travaillé dans le territoire de Carthage, à Uchi Maius, maintenant à Thignica, et encore dans les thermes d’Antonin à Carthage, tout récemment pour le Congrès de Bertinoro 2017, organisé par la regretté Angela Donati. Mais je veux rappeler notamment certains congrès de L’Africa Romana : Carthage-Amilcar XI, 1994 ; Djerba XIII, 1998 ; Tozeur, XV, 2002 ; Tunis, XXI, 2017. Maintenant, depuis la création en 2016 de la SAIC, ou Ecole Archéologique Italienne de Carthage, on a réalisée la « Bibliothèque Sabatino Moscati» en Tunisie : elle a été initialement établie, avec ses 6000 volumes, dans les locaux de l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle, Rue Chott Meriam – Tunis Montplaisir, mais elle va être hébergée au rez-de-chaussée du Musée National de Carthage, Place de l’UNESCO – Colline de Byrsa (Carthage). Son transfert ainsi que le classement des livres seront à la charge de la SAIC.

Donc, cette « Bibliothèque Moscati », à Carthage, peut être un “Phare” pour tous nos projets communs : un laboratoire de recherche, de formation et de valorisation.

 PropositionsEn cette occasion de réflexion, je pense qu’il est utile de faire des propositions basées sur cette longue expérience. Nous pouvons insister ici : –   sur la méthode : avec « L’Africa Romana » et l’École Archéologique Italienne, l’Italie peut disposer de beaucoup d’espace pour promouvoir l’activité des institutions italiennes à Carthage. –   sur la réciprocité qui distingue notre approche (je veux penser aux activités de Mustapha Khanoussi, de Mohamed Hassin Fantar et d’Azedine Beschaouch en Sardaigne).-   Je crois qu’il faut mettre aussi tout en œuvre pour que la SAIC organise au moins une fois par an une réunion, ou une série de réunions, faisant le bilan des acquis scientifiques et proposant une stratégie pour le futur. –   Enfin, comme on a observé dans ces jours-ci à l’Ambassade d’Italie avec Mme Angela Zanca, l’accord culturel italo-tunisien arrive à expiration : nous demandons (ainsi que notre MAECI) d’être consultés et de pouvoir apporter notre contribution en tant que SAIC, en tant que Institut National du Patrimoine et en tant qu’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle, pour rédiger les termes du nouvel accord d’entente commune. D’ailleurs, l’accord actuellement en vigueur avait prévu la création d’un centre de formation et de documentation, ce que M. Ianulardo du MAECI venait d’évoquer et ce que nous avons en fait mis en place, en même temps que la création de la SAIC. 

Autour des recherches à Carthage

L’objectif de cette réunion, plus précisément, est de proposer une stratégie générale d’archéologie, de conservation, de recherches à Carthage. L’objectif avouée donc est de réfléchir sur les possibilités que le sol archéologique de Carthage cache encore et de fixer les priorités en matière de recherche scientifique.

Il est évident que la richesse du patrimoine de Carthage réside avant tout dans la conception urbanistique, le dessin urbain de la ville punique et de la colonie romaine avec cardines et decumani, avec une cadastration régulière, une cadastration qui est vraiment surprenante. Pour les ports puniques, M. Giovanni Macciocco, ancien Doyen de la Faculté d’Architecture de l’Université de Sassari, disait qu’ils représentent l’idée de l’urbanisme soumis à la stratégie militaire, car la ville de Carthage, enserrée dans ses fortifications, était une véritable machine de guerre, comme un bateau ancré au continent africain.

On a plusieurs Projets qui comportent aussi l’utilisation de nouvelles stratégies :

  • Lac de Tunis et Île de Santiago de Chikly, dans le lac, avec la forteresse espagnole et turque : projet du Departement d’Architecture et d’Urbanisme, Université de Sassari;
  • Îlot du port circulaire ou Île de l’amirauté dans le port militaire de Carthage : prof. Francesco Tommasello, de Catania (marques de carrière avec lettres puniques). On a pris connaissance aujourd’hui des travaux de M. Ahmed Gadhoum sur le thème de l’archéologie maritime.
  • Carthage, Thermes : voir Samir Aounallah, Attilio Mastino, Salvatore Ganga, [E]x permissu [et indulgentia] optimi maximique principis: Cartagine tra il 159 e il 162 (con appendice nel 389): grandi lavori alle terme a mare di Antonino Pio, Marco Aurelio, Lucio Vero, in L’iscrizione nascosta, Atti del Convegno Borghesi 2017, a cura di Antonio Sartori (Epigrafia e antichità, 42), Fratelli Lega : Faenza 2019, ISBN 978-88-7594-141-3, p. 203-230.
  • Thignica : les inscriptions (voir Epigraphica LXXX: Antonio Corda, Antonio Ibba, Paola Ruggeri ; Epigraphica LXXXI, Antonio Corda, Claudio Farre), relevé général, monuments (Voir Attilio Mastino, Neptunus Africanus: a Note, dans CaSteR III); Alessandro Teatini, Un cantiere di spoliazione a Thignica in età bizantina: indizi epigrafici e tracce archeologiche, dans CaSteR
  • Uchi Maius : publication de la forteresse islamique par le prof. Marco Milanese.
  • Numluli : fouilles dans le forum.
  • D’autres projets de la SAIC et deses membres sont dehors de la ville de Carthage, mais toujours en Tunisie (Nabeul, Oudna, Zama, Althiburos, ecc.).

Dans notre revue CaSteR on a traité plusieurs aspects de la ville de Carthage. Voir par exemple :

  • Da Elissa ad Annibale, tra Tiro e Cartagine: sei secoli di connessioni mediterranee tra Oriente e Occidente (Michele Guirguis, CaSteR I).
  • Gli avori di Cartagine (Piero Bartoloni, CaSteR IV).
  • Viaggiando nel tempo 1: il tofet di Cartagine (Piero Bartoloni, “Caster” II).
  • L’edificio a pianta ottagonale del porto di Cartagine e la segnalazione marittima in epoca romana (Lavinia Del Basso, CaSteR II).
  • Carthage : la ‘Fontaine aux mille amphores’ (Jean-Pierre Laporte, CaSteR III).
  • Acqua per Cartagine: la fornitura idrica in epoca punica e romana (Lavinia Del Basso, CaSteR IV).

Voir aussi :

  • Attilio Mastino, Il viaggio di Enea fino a Cartagine. La ricerca archeologica nel Mediterraneo, “Forma Urbis”, Il viaggio di Enea. Mito, storia, arte, archeologia, XXIII,1, 25 gennaio 2018 (publié en février), p. 28-39.
  • Attilio Mastino, L’attività della Scuola Archeologica Italiana di Cartagine (SAIC) nel 2017, dans Archeologia e tutela del patrimonio di Cartagine: lo stato dell’arte e le prospettive della collaborazione tuniso-italiana, Atti del seminario di studi raccolti da P. Ruggeri (Le Monografie della SAIC, 1), SAIC Editore 2017, p. 9-19.
  • Attilio Mastino, L’attività della Scuola archeologica italiana di Cartagine 2016-2017, CaSteR 2 (2017), doi: 10.13125/caster/3092, http://ojs.unica.it/index.php/caster/.
  • Carthage, maîtresse de la Méditerranée, capitale de l’Afrique (Histoire & Monuments, 1), (IXe siècle avant J.-C. — XIIIe siècle). AMVPPC, SAIC Sassari, Tunis 2018, Aounallah, A. Mastino (cur.), p. 1-500.

 

L’Ecole Archéologique Italienne de Carthage

La SAIC, « Scuola Archeologica Italiana di Cartagine. Documentazione, formazione e ricerca », est une Société Scientifique sans but lucratif, qui vise à promouvoir la coordination entre les initiatives de la coopération culturelle italienne dans la région méditerranéenne. De cette façon, elle souhaite appuyer les possibilités de recherche, formation et diffusion des connaissances et mettre en valeur les apports de chaque initiative individuelle, tout en contribuant activement au dialogue interculturel et aux politiques de développement de la Tunisie et plus généralement des Pays du Maghreb.

Fondée en février 2016, la SAIC se propose comme la voix de la communauté scientifique italienne intéressée aux civilisations de la Méditerranée ancienne, au sujet des sciences historiques, archéologiques et de l’Antiquité, l’histoire de l’art, la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine culturel.

La SAIC est en pleine croissance, en raison du nombre toujours croissant de tous ceux qui demandent d’y adhérer, à la fois des chercheurs spécialistes, des institutions, des départements universitaires et des centres de recherche, tant en Italie qu’en Tunisie, en France, en Espagne et ailleurs encore.

Le Statut de la SAIC prévoit un nombre limité de « Membres Ordinaires » (ceux qui sont promoteurs de projets de recherche dans les pays de l’Afrique du Nord et les représentants des institutions signataires d’accords de coopération transfrontalière), de nombreux « Membres Honoraires » (ceux qui sont ou qui ont été engagés dans la recherche, la formation, la documentation et la préservation du patrimoine culturel, ainsi que les étudiants de disciplines liées aux domaines scientifiques connexes) et des « Membres Bienfaiteurs » (personnes physiques ou morales qui soutiennent les activités de la SAIC par des donations ou par d’autres formes d’aide). Il y a enfin la catégorie des « Membres Correspondants » formée par des collègues étrangers ou vivant à l’étranger. La participation à la vie de la Société est définie par un Règlement intérieur élaboré par le « Conseil Scientifique » et adopté par l’« Assemblée » des Associés.

La SAIC est autonome, mais elle fonctionne d’un commun accord avec les autorités locales concernées (pour la Tunisie : l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle et l’Institut National du Patrimoine), avec le Ministère des Affaires Etrangères et la Coopération Internationale italien, l’Istituto Italiano di Cultura et l’Ambassade d’Italie à Tunis, d’une part, et avec beaucoup d’autres associations académiques et scientifiques, Fondations, Universités, Institutions régionales, nationales et internationales de l’autre, tant pour la coopération que pour l’appui ou le patronage.

La SAIC soutient ses initiatives grâce à la contribution de plusieurs bienfaiteurs, notamment la Fondazione di Sardegna, et aux cotisations de ses adhérents.

Où sommes nous ?

L’École Archéologique Italienne de Carthage a plusieurs sièges, en Italie et en Tunisie. Le siège principal et statutaire se trouve auprès de l’Université de Sassari, Dipartimento di storia, scienze dell’uomo e della formazione, Viale Umberto, 52 (07100 – Sassari). Le centre opérationnel en Tunisie est basé à l’Istituto Italiano di Cultura, 80, avenue Mohamed V (1002 – Tunis) et chez l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle, Rue Chott Meriam – Monplaisir.

L’administration du site et la rédaction de la Revue de la SAIC sont installées à l’Université de Cagliari, Dipartimento di storia, beni culturali e territorio, section Cittadella dei Musei, Piazza Arsenale, 1 (09124 – Cagliari).

 

Ce que nous faisons

L’objectif général de l’École Archéologique Italienne de Carthage est d’agir dans le domaine de la documentation, la formation, la recherche, la conservation et la mise en valeur du patrimoine archéologique.

Pour ce faire, le « Président » de la SAIC conclut des accords de coopération scientifique avec les institutions chargées de l’enrichissement, de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine culturel. L’École contribue à la formation des jeunes et encourage l’organisation de cours intensifs, des stages, des masters et des doctorats, par le biais d’accords signés avec les universités italiennes et étrangères.

Elle organise aussi des symposiums, des conférences et des séminaires sur la protection du patrimoine et la coopération culturelle.

La SAIC a également créé une bibliothèque spécialisée dans les domaines de l’archéologie, des sciences de l’Antiquité, de l’histoire de l’art et des technologies appliquées au patrimoine culturel. Cette bibliothèque Sabatino Moscati, inaugurée à Tunis le 6 Octobre 2017, est constituée par le don généreux de plus de 6.000 livres appartenant à l’illustre maître italien, qui ont été offerts par ses héritiers, ses deux filles Laura et Paola Moscati. L’École contribue maintenant à l’accroissement et à la mise en œuvre de la bibliothèque, par des volumes supplémentaires donnés par les Associés, son catalogage et son utilisation en ligne.

La SAIC a également démarré un projet éditorial pour la diffusion rapide des résultats de la recherche de ses Associés et de ceux qui en partagent intérêts et objectifs scientifiques. En effet, une nouvelle Revue (CaSteR) a été créée à périodicité annuelle et une nouvelle série de volumes (« Le monografie della SAIC ») a été mise en place. Parallèlement, un Site web et une Page du réseau social Facebook ont ​​été conçus pour tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique du Nord et à la Méditerranée antique.

 

Nos publications

Nos publications seront presentées par M. Antonio Corda, la revue CaSteR, « Cartagine. Studi e Ricerche », arrivée au IVéme numéro et les Monographies coordonnées par Paola Ruggeri.

 

Les projets

Le projet Urbs antiqua sera presenté par Sergio Ribichini.

 

Comment adhérer

La demande d’adhésion à la SAIC peut être compilée à l’aide d’un formulaire disponible sur le site web de l’École; elle doit être accompagnée d’un curriculum vitae attestant d’un intérêt pour les objectifs de notre Société scientifique.

La candidature et le curriculum doivent être envoyés par courrier électronique au Président de la SAIC, prof. Attilio Mastino (mastino@uniss.it) et au Secrétariat de la l’École (segretario@scuolacartagine.it).

La cotisation est de 50 euros par an (100 DT pour les Membres Correspondants résidant dans les pays du Maghreb). Toutes les institutions sont exemptées du paiement de la cotisation.

 

Comment nous rejoindre

Pour plus d’informations sur la SAIC, visitez le Site : https://www.scuolacartagine.it.

Pour plus de détails sur la Revue CaSteR, pour la soumission d’un article, ou si vous voulez vous proposer en tant que Réviseur, visitez le Site : http://ojs.unica.it/index.php/caster.

Pour recevoir de l’aide à l’avance, ou suivre votre article accepté, écrivez à l’adresse électronique : redazione.caster@gmail.com.

Pour soumettre le projet d’une monographie scientifique, envoyez la correspondance à : ruggeri@uniss.it. Suivez-nous sur la page Facebook : @scuolaCartagine.

 

Les bourses

Les Universités de Cagliari et de Sassari travaillent avec l’Université de Tunis pour les jeunes qui doivent terminer leurs études en Sardaigne. Jusqu’à ce moment presque 200 Magrébins ont étudié en Sardaigne, aussi dans le domaine de l’archéologie.

Le Comité Scientifique de l’Ecole Italienne vient juste d’attribuer des bourses, dans le cadre du projet sur “La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia”.

Pour la direction de l’Ecole, on a assigné une bourse à :

  • Alberto GAVINI, six mois de bourse (juillet-décembre 2019), sur le projet « La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia » ;

Pour « La cooperazione archeologica italo-tunisina: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia » deux bourses ont été assignées à :

  • Mosbah MABROUKI de Gafsa, « Fouilles préhistoriques de Doukanet el Khoutifa », Siliana-Tunisie. Le candidat a travaillé avec l’Università Sapienza de Rome. Responsables ; Giulio Lucarini (UNIOR e ISMEO), Alfredo Coppa (Sapienza Roma), et Nabiha Aouadi (INP) ;
  • Amir GHARBI de Bizerte (master à La Manouba) sur « Les monuments préhistoriques de la Tunisie méridionale (Wadi Lazalim) ». Le candidat a travaillé sur les fouilles de Djebba sul Djebel Ghorrah (Tibaris) près d’Uchi Maius. Responsables : Savino Di Lernia (Sapienza Roma) et Nabiha Aouadi (INP).

On examine enfin, dans cette semaine, la possibilité d’assigner autres trois bourses avec la réouverture de l’Appel à candidature et délai au 14 août comme date limite pour la soumission des candidatures, du moment que 5 nouvelles candidatures sont déjà parvenues :-   Ines BALLOUCHI, étudiante en archéologie, qui travaille sur la céramique romaine tardive dans le tophet de Carthage, dans le cadre du projet de master. Membre de l’équipe tuniso-italienne dirigée par M. Hamden Ben Romdhane et Giovanni Distefano dans l’aire comprise entre la Maalga et l’amphithéâtre de Carthage.-   Fatma TOUJ: doctorante inscrite en quatrième année en histoire à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis et en cotutelle avec l’Università degli Studi di Napoli l’Orientale. L’intitulée de sa thèse « Rites et pratiques funéraires en Tunisie : étude archéo-anthropologique des nécropoles puniques d’El Mansourah, EL Hkayma et Cap Zebib ».-   Khaled DHIFI de Regueb, Master en histoire du monde méditerranéen et sa civilisation, Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, Patrimoine et muséologie (fouilles à Mahdia, Hergla, Zama, Enfida).-   Nesrine NASR, Docteure en histoire ancienne et chercheure à l’INP Tunis, « Les manifestations de l’hellénisme au site antique de Thuburbo Maius ». –   MEHDI ARFA, Master de recherche en Archéologie et technologie moderne, Fouilles de Althiburos.  

 

Conclusions

Finalement, je voudrais rappeler les difficultés qui caractérisent aujourd’hui encore les rapports entre les deux rivages de la Méditerranée et notamment les mouvements des nombreux immigrants africains qui se déplacent toujours, souvent clandestinement sur des bateaux dangereux et instables, depuis la rive sud de la Méditerranée vers une Europe pétillante et désirée, mais qui reste aussi souvent insensible et incapable d’accueillir l’Autre.Depuis le 11 septembre 2001, après les « Printemps arabes » difficiles, le thème est celui de la réconciliation nécessaire entre identités différentes, également à la lumière de véritables conflits de civilisation stimulés par le terrorisme mais aussi par de forts courants d’intolérance, alimentés de manière instrumentale en Europe. Nous avons devant nous maintenant une nouvelle phase de l’histoire de la Méditerranée, celle de l’hybridation et du biculturalisme. La récupération correcte de la mémoire du passé est alors le véritable problème auquel nous sommes confrontés, une base très solide sur laquelle bâtir un avenir fondé sur le respect mutuel.Les préoccupations de l’UNESCO pour les menaces à l’identité historique de Carthage sont les nôtres. L’UNESCO demande une stricte stratégie archéologique et de conservation, mais aussi de formation et de recherche. Nous savons que la municipalité de Carthage, le Ministère de la Culture, l’INP, l’AMVPPC seront en première ligne pour se battre pour la ville historique, pour la grande métropole punique et romaine. Mais il faut penser à une nouvelle stratégie internationale, qui doit unifier les langages, les méthodes, les objectifs, pour « Sauver Carthage » ou « Valoriser Carthage ». La SAIC s’engage à offrir tout son aide pour protéger cette extraordinaire richesse, fragile et non renouvelable.

Vincitori di due borse di ricerca sul tema la cooperazione archeologica italo-tunisina: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia. Proroga dei termini per 3 delle 5 borse al 14 agosto 2019

BANDO PER L’ATTRIBUZIONE DI N. 5 BORSE DI RICERCA SUL TEMA:
La cooperazione archeologica italo-tunisina: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.
Primi due vincitori e proroga termini.
 
 
IL PRESIDENTE DELLA SAIC
 
 
Consultato il consiglio scientifico;
Visto il progetto “La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia;
Accertata la copertura finanziaria sul bilancio della SAIC, con fondi della Fondazione di Sardegna;
Visto il verbale infornale e provvisorio della commissione giudicatrice composta da Attilio Mastino, Sergio Ribichini, Antonio Corda;
 
DECRETA
 
Sono risultati vincitori di due delle cinque borse quadrimestrali bandite il 14 giugno 2019 (agosto-novembre 2019):
– MOSBAH MABROUKI di Gafsa fouilles prehistoriques de Doukanet el Khoutifa Siliana-Tunisie, che ha lavorato con l’Università Sapienza di Rome. Responsabili scientifici Giulio Lucarini (UNIOR e ISMEO), Alfredo Coppa (Sapienza Roma), Nabiha Aouadi (INP) 
– AMIR GHARBI de Bizerte (master à La Manouba) sur les monuments prehistoriques de la Tunisie Meridionale (Wadi Lazalim) (ha lavorato negli scavi di Djebba sul Djebel Ghorrah (Tibaris) presso Uchi Maius). Responsabili scientifici Savino Di Lernia (Sapienza) et Nabiha Aoudi (INP)
 
Sono pervenute in ritardo rispetto alla scadenza del 20 luglio le domande di:
– Khaled Dhifi
– Fatma Touj
– Nesrine Nasr
– Ines Ballouchi
 
I termini per la presentazione delle domande sono prorogati al 14 agosto 2019. Coloro che hanno già presentato domanda, sia pur tardivamente, non debbono reiterarla ma debbono precisare il nome del tutor italiano e del tutor tunisino.
Il periodo di svolgimento delle altre 3 borse andrà dal 15 agosto al 15 dicembre 2019.
Per il resto vale il bando originario.
Sassari, 29 luglio 2019.
 
IL PRESIDENTE
Prof. Attilio Mastino
 
 

Célébration du 40e anniversaire de l’inscription du site archéologique de Carthage sur la Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO Carthage, 26-27 juillet 2019 Symposium sur la stratégie archéologique et de conservation du site archéologique de Carthage (Antonio Corda, Attilio Mastino, Sergio Ribichini)

Intervention de Attilio Mastino

Chers amis,

le 16 décembre 1983 dans l’ouverture du Ier Congrés de “L’Africa Romana” et dans mon article sur La recherche épigraphique en Tunisie (1973-1983), j’ai dejà reflechi sur les résultats extraordinaires de l’insertion du site archéologique de Carthage dans la Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO, à partir du 1979 et sur la présence contemporaine de nombreuses équipes de recherche de niveau international sur le site de l’antique Carthage: <<Per quanto riguarda Cartagine, è noto che operano contemporaneamente vari gruppi di ricerca archeologica (tunisini, francesi, italiani, tedeschi, inglesi, danesi, svedesi, canadesi, americani), nel quadro del programma UNESCO, con risultati di grande interesse>>.  
Le fort engagement des Universités, du Governement, de l’Institut National d’Archéologie et d’Art  pour obtenir la prestigieuse reconnaissance et l’action de coordination, de promotion et de mise en valeur de l’identité de Carthage antique par l’UNESCO a représenté pour la ville et pour la Tunisie le moteur du développement, l’élément décisif d’un relecture de l’héritage à la lumière d’une approche qui devait absolument surmonter et vaincre la phase coloniale, la reconnaissance de la valeur des cultures des periodes classiques mais sourtout la valeur historique de la futuhat, l’ouverture à l’Islam. Dans cette occasion j’avai rappelé l’activité de Azedine Beschaouch  directeur de l’Institut national d’archéologie et d’art de Tunisie de 1973 à 1982 et de Abdelmajid Ennabli qui ha coordoné les differentes équipes internationales et a toujours tracé un bilan des activités des premieres campaignes de fouilles à Carthage conduites dans le cadre du programme UNESCO, sur l’agile revue  CEDAC Carthage Bulletin du Centre d’études et de documentation archéologique de la Conservation de Carthage, Tunisie,IV, 1981, pp. 3 ss. (avec bibliographie  1975-81 aux pp. 56-60), qui a assumé la charge de coordination du travail des différentes missions. Etaient avec nous en Sardaigne Ammar Majhoubi, Hedi Slim, Latifa Slim, Naidé Ferchiou, Marcel Le Glay. La declaration de l’UNESCO a eu le mérite de modifier la perception de l’histoire de Carthage en tant que grande capitale de la Méditerranée, directement liée à l’est avec le Liban et la ville de Tire à l’Est  et à l’océan occidental jusqu’à Gades et à Tanger: capitale à l’époque phénicienne, dans la phase punique, mais aussi à la longue période romaine qui a suivi la fondation par Gaius Graccus, César et Auguste, avec un territoire qui s’étend sur plusieurs kilomètres au-delà de celui qui avait été la frontière avec l’ancien royaume numide. Mais aussi une capitale vandale et une capitale byzantine, enfin l’arrivée de la dynastie des Omeyyades et le retour à être une grande capitale internationale à nos jours.

La solemne declaration UNESCO de 1979 venait aprés l’article de Giacomo Caputo qui présentait l’activité des archéologues italiens à Carthage, en particulier celles conduites par le Centre National de la Recherche Scientifique et particulierment par le Centro di Studio per la Civiltà Fenicia e Punica: G. CAPUTO, Tunisia, Cartagine e appello Unesco. Un decennio di ricerche archeologiche CNR, «Quaderni della ricerca scientifica», C/I, 1978, pp. 210-217.

Donc il est necessaire rappeler ici trois savants italiens qui sont en partie à l’origine de la declaration UNESCO, pour les activités conduites dans la décennie précédente: Antonino Di Vita, Andrea Carandini, Sabatino Moscati.

Sont passés 40 ans de la Declaration Unesco et nous sommes 20 ans aprés la Rencontre Internationale sur Carthage qui a été organisée les 16, 17 et 18 novembre 2000: vous savez que nous avons travaillée dans le territoire de Carthage, à Uchi Maius, maintenant à Thignica, aussi dans les thermes d’Antonin à Carthage tout récemment pour le congés de Bertinoro 2017 organisé par la regretté Angela Donati. Mai je veux rappeler les congrés de L’Africa Romana, à Carthage-Amilcar XI, 1994, Djerba XIII, 1998, Tozeur, XV, 2002, Tunisi, XXI, 2017. Maintenant, aprés la fondation de la Societé Savante “Ecole Archéologique Italienne de Carthage” dans le 2016, on a ouvert la « Bibliothèque Sabatino Moscati», crée par la SAIC en Tunisie : elle a été initialement établie, avec ses 6000 volumes, dans les locaux de l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle, Rue Chott Meriam – Monplaisir, et ensuite sera placée au rez-de-chaussée du Musée National de Carthage, Place de l’UNESCO – Colline de Byrsa (Carthage).

Maintenant la bibliothèque Moscati à Carthage peut être un “Phare” pour nos études: un laboratoire de recherche, de formation et de valorisation. Alors on se connecte bien avec les chercheurs tunisiens et les autres archéologues qui travaillent en Tunisie….

 

USCITO OGGI IL BANDO PER LA IV EDIZIONE DEL PREMIO GIANCARLO SUSINI

EPIGRAPHICA

PERIODICO INTERNAZIONALE DI EPIGRAFIA

Viale Umberto 52 – 07100 Sassari (Italia) mastino@uniss.it, 079 2065203

IV EDIZIONE DEL

Premio Giancarlo Susini

 

             I Fratelli Lega Editori e la Direzione di “Epigraphica” con il contributo della Fondazione di Sardegna e il patrocinio della Società scientifica “Terra Italia Onlus”  bandiscono la quarta edizione di un premio intitolato al prof. Giancarlo Susini, da attribuire ad una pubblicazione di epigrafia greca o latina, dattiloscritta oppure già edita.

  1. Il premio è destinato all’opera a carattere monografico di un giovane studioso o di una giovane studiosa che non abbia superato i 40 anni di età alla data del bando. Sono ammesse opere scritte in francese, inglese, italiano, spagnolo, tedesco, portoghese; sono escluse le ristampe e le edizioni successive alla prima, anche se riviste ed ampliate.
  2. L’importo del premio, indivisibile, è di € 2.000,00.
  3. Possono partecipare al concorso gli studiosi la cui opera sia stata pubblicata negli anni 2017 e 2018; sono ammesse anche le opere inedite.
  4. La domanda di partecipazione dovrà essere inviata entro il 15 ottobre 2019 al seguente indirizzo mail: mastino@uniss.it; dovrà essere corredata dal curriculum degli studi del richiedente e da un esemplare dell’opera  (stampata o inedita) in PDF. La corrispondenza dovrà essere inviata a: Epigraphica, Palazzo Segni – Vale Umberto 52 – 07100 SASSARI (Italia) – tel. 079 2065203. Le opere presentate non saranno restituite.
  5. Il premio sarà assegnato da una Commissione Internazionale che si riunirà per via telematica; tra i membri, un delegato dell’Editore F.lli Lega, un componente del Comitato Scientifico della Rivista “Epigraphica”, un rappresentante di Terra Italia Onlus.
  6. Il premio sarà consegnato tra il 5 e il 9 novembre 2019 a Iaşi in Romania, nel corso della 5th International Conference on the Roman Danubian Provinces (Romans and Natives in the Danubian Provinces, Ist C. BC – 6th C. AD), Convegno dedicato alla memoria di Angela Donati.  Può essere pagato dalla Fondazione di Sardegna oppure destinato alla pubblicazione dell’opera premiata presso F.lli Lega Editori Faenza.

 Sassari, 10 luglio 2019.

F.LLI LEGA EDITORI: Vittorio Lega           

TERRA ITALIA ONLUS: Cecilia Ricci                        

EPIGRAPHICA:  Attilio Mastino

 

Nella foto di Alessandro Teatini: IScM I, 148 = SEG 25, 791 = AE 1966, 358, Histria, Moesia inferior

 

dav

I risultati del bando per una borsa semestrale da 5000 euro finanziata dalla Fondazione di Sardegna La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.

PROCEDURA COMPARATIVA PUBBLICA PER TITOLI PER L’ATTRIBUZIONE DI N. 1 BORSA DI LAVORO SUL TEMA:

La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.

 

 

 

GRADUATORIA FINALE

VINCITORE:

ALBERTO GAVINI 95 su 100

IDONEI:

GAIA CECCONI 77 su 100

SALVATORE FADDA 76 su 100

GIANLUCA MANDATORI 75 su 100

NON IDONEI:

VINCENZO TALLURA 60 su 100

VALERIA CONGIATU 55 su 100

 

La commissione dichiara vincitore il dott. Alberto Gavini.

Il Presidente si impegna a chiedere al Consiglio scientifico della SAIC di verificare la possibilità di attribuire una seconda borsa di pari importo al secondo in graduatoria.

 

 

 

                                                                                   LA COMMISSIONE

Attilio Mastino

 

Michele Guirguis

 

Alessandro Teatini

 

Sassari, 27 giugno 2019 ore 13.

BANDO PER L’ATTRIBUZIONE DI N. 5 BORSE DI RICERCA A GIOVANI TUNISINI SUL TEMA: La cooperazione archeologica italo-tunisina: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia. Scade il 20 luglio 2019

BANDO PER L’ATTRIBUZIONE DI N. 5 BORSE DI RICERCA SUL TEMA:

La cooperazione archeologica italo-tunisina: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.

 

 

IL PRESIDENTE DELLA SAIC

 

 

Consultato il consiglio scientifico;

Visto il progetto “La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia;

Accertata la copertura finanziaria sul bilancio della SAIC, con fondi della Fondazione di Sardegna;

 

DECRETA

 

 

Articolo 1

È indetta una procedura comparativa pubblica per titoli per l’attribuzione di 5 borse di studio di mille euro per giovani studiosi tunisini di età inferiore ai 40 anni.

Oggetto dell’attività

Il singolo borsista dovrà preparare una relazione scientifica in lingua francese sulla attività di cooperazione italo-tunisina in corso tra agosto e novembre 2019 in un sito archeologico della Tunisia.

 

Durata e compenso

La Borsa avrà una durata di 4 mesi (01/08/2019 – 30/11/2019). L’importo della borsa è pari a complessivi Euro 1.000,00 (mille/00), comprensivi degli oneri di legge a carico del percipiente.

 

Articolo 2

Per la partecipazione al concorso sono richiesti, alla data di scadenza del termine utile per la presentazione delle domande di ammissione alla procedura comparativa, i seguenti requisiti di accesso:

Requisiti di accesso

Laurea Specialistica o laurea a ciclo unico in discipline storico-archeologiche.

 

 

Articolo 3

Costituiranno titoli valutabili

Dottore di ricerca o equivalente.

Titoli inerenti la natura della borsa.

 

Articolo 4

La domanda di partecipazione alla procedura comparativa, debitamente sottoscritta dal candidato, redatta in carta semplice, deve essere indirizzata ad

Attilio Mastino

Società Scientifica Scuola Archeologica Italiana di Cartagine

Palazzo Segni

Viale Umberto I, 52

I- 07100 Sassari

  1. A) invio a mezzo raccomandata postale con avviso di ricevimento;
  2. B) consegna su pec: attiliomastino@pecgiornalisti.it

 

Le domande di partecipazione alla procedura comparativa dovranno pervenire entro e non oltre il giorno 20 luglio 2019, ore 10:00.    

 

Non saranno ammessi alla procedura comparativa gli aspiranti le cui domande dovessero pervenire, per qualsiasi motivo, dopo la scadenza indicata.

In caso di spedizione tramite raccomandata, non farà fede il timbro postale ma la data di protocollazione dell’Ufficio.

 

Articolo 5

Nella domanda, il candidato deve dichiarare sotto la propria responsabilità, a pena di esclusione, oltre al bando di concorso cui intende partecipare:

  1. il nome e il cognome;
  2. la data e il luogo di nascita e il codice fiscale;
  3. il comune di residenza e l’indirizzo;
  4. la cittadinanza tunisina;
  5. conoscenza dei principali strumenti informatici (elaborazione testi, foglio elettronico, banche dati, internet, posta elettronica);
  6. le eventuali condanne penali riportate (anche se sia stata concessa amnistia, condono, indulto o perdono giudiziario, e i procedimenti penali eventualmente pendenti a carico);
  7. il godimento dei diritti civili e politici;
  8. gli eventuali servizi prestati presso pubbliche amministrazioni e le cause di risoluzione dei precedenti rapporti di impiego. .

 

 

  1. di

Il candidato dovrà allegare alla domanda:

  1. documentazione attestante titoli di studio e professionali richiesti nel presente bando;
  2. curriculum vitae;
  3. copia fotostatica del documento di identità;
  4. copia fotostatica del codice fiscale.

 

La firma in calce alla domanda non richiede autenticazione.

La SAIC non assume alcuna responsabilità per il caso di dispersione di comunicazioni dipendente da inesatte indicazioni della residenza o del recapito da parte del candidato o da mancata oppure tardiva comunicazione del cambiamento degli stessi né per eventuali disguidi postali o telegrafici non imputabili a colpa della SAIC stessa o comunque imputabili a fatto di terzi, a caso fortuito e a forza maggiore.

 

Articolo 6

La Commissione giudicatrice è nominata dal Presidente della SAIC ed è composta da tre componenti fra cui il Presidente stesso e da due soci della SAIC. Le funzioni di segretario verbalizzante saranno affidate al componente più giovane.

 

Ai fini della valutazione la commissione dispone di 100 punti complessivi, per la valutazione dei titoli.

Prima dell’apertura dei plichi contenenti le domande di partecipazione alla selezione, la commissione stabilisce le modalità di valutazione del curriculum, dei titoli, nonché l’eventuale punteggio minimo che i candidati devono raggiungere per essere utilmente collocati in graduatoria. Al termine dei lavori la commissione esaminatrice formula, sulla base della valutazione dei titoli, cinque graduatorie (una per sito archeologico) di merito degli idonei al fine dell’attribuzione delle borse messa a concorso. La commissione è tenuta ad evitare situazioni di merito ex aequo. Gli atti sono approvati, con proprio decreto, dal Presidente della SAIC.

 

Articolo 7

Ai fini del giudizio di merito, la commissione terrà conto in primo luogo della congruità del percorso formativo proposto dal candidato, nonché dei titoli scientifici o di altri titoli eventualmente presentati e dell’adeguatezza del curriculum.

 

Articolo 8

La borsa sarà attribuita con apposito provvedimento del Presidente.

La borsa eventualmente resasi vacante potrà essere conferita dal Presidente della SAIC al primo candidato in posizione utile nella graduatoria degli idonei, con scadenza uguale a quella della borsa originaria.

 

Articolo 9

La Borsa avrà una durata di 4 mesi (01/08/2019 – 31/11/2019) per un importo lordo di Euro 1.000,00 (MILLE/00). Il pagamento della borsa sarà effettuato entro il 15 agosto 2019 con un acconto pari al 50% e entro il 31 dicembre 2019 a saldo, dietro presentazione di una relazione scientifica in lingua francese sulle attività svolte dall’équipe di ricerca italo-tunisina in un sito archeologico della Tunisia. Tale relazione dovrà essere firmata anche da uno dei responsabili della missione.

 

Articolo 10

Il borsista ha l’obbligo di svolgere le attività seguendo le indicazioni del responsabile scientifico del progetto di ricerca, Prof. Attilio Mastino.

 

Articolo 11

La borsa può essere revocata per giustificato motivo qualora il Presidente della SAICne faccia richiesta per iscritto al Consiglio scientifico della SAIC.

In caso di rinuncia o impossibilità a proseguire l’attività, l’assegnatario perde il diritto alla borsa a far data dalla rinuncia o dalla accertata impossibilità.

In caso di breve interruzione per giustificato motivo, il termine per il completamento dell’attività per la quale è attribuita la borsa può essere prorogato per un eguale periodo di tempo dal Presidente della SAIC.

 

Articolo 12

La borsista in gravidanza deve comunicare il proprio stato al servizio di prevenzione e protezione e al Presidente della SAIC.

In collaborazione con il medico competente sono indicate le eventuali azioni per evitare qualunque rischio indebito.

Lo svolgimento delle attività è interrotto obbligatoriamente a partire dai due mesi precedenti la data presunta del parto e per i tre mesi successivi, ovvero dal mese precedente la data presunta del parto e per i successivi quattro mesi se autorizzata dal medico specialista del servizio sanitario nazionale e dal medico competente.

 

Lo svolgimento delle attività è interrotto obbligatoriamente, altresì, qualora risulti un’esposizione a rischi che possono compromettere lo stato di salute della madre e/o del nascituro fino a sette mesi dopo il parto; se possibile, sentito il medico competente, le borsiste in gravidanza sono adibite ad attività che non comportino rischio particolari. Relativamente al periodo di astensione obbligatoria per maternità, la scadenza della borsa potrà essere differita dell’effettiva durata dell’interruzione, compatibilmente con la scadenza del finanziamento.

 

Articolo 13

I candidati dovranno provvedere a proprie spese, entro trenta giorni dalla data di pubblicazione della graduatoria di merito, al recupero dei titoli e delle pubblicazioni inviate alla SAIC. Trascorso il periodo indicato, la SAIC non sarà responsabile in alcun modo della conservazione del materiale suddetto.

 

 

Articolo 14

I dati personali trasmessi dai candidati con le domande di partecipazione alla procedura selettiva sono trattati esclusivamente per le finalità di gestione della presente procedura e degli eventuali procedimenti di attribuzione della borsa in questione.

Il conferimento di tali dati è obbligatorio ai fini della valutazione dei requisiti di partecipazione, pena l’esclusione dalla selezione.

 

Articolo 15

Il presente bando sarà reso pubblico mediante pubblicazione sul sito www.scuolacartagine.ite circolare ai soci.

 

 

                                                                                       Attilio Mastino

                                                                                           Presidente

Sassari, 14 giugno 2019

Il bando con scadenza 27 giugno per una borsa di lavoro presso la Scuola archeologica italiana di Cartagine

S.A.I.C.

Società Scientifica

Scuola Archeologica Italiana di Cartagine

Documentazione, Formazione e Ricerca

 

E’ stato pubblicato oggi il bando (con scadenza 27 giugno) per una borsa di lavoro semestrale da 5 mila euro presso la Scuola archeologica italiana di Cartagine sul tema La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.
Progetto finanziato dalla Fondazione di Sardegna per l’anno 2019 “La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC”.
Seguiranno a giorni altri bandi:
– 5 borse da mille euro per giovani studiosi tunisini, impegnati in ricerche archeologiche in Tunisia (nei siti interessati a missioni di ricerca italiane)
– un contratto da 5000 euro per la risistemazione della Biblioteca Moscati da Tunisi a Cartagine.
Si prega di dare la massima diffusione.
Il materiale è disponibile: mastino@uniss.it

Cari saluti
IL PRESIDENTE
Attilio Mastino

 

 

BANDO DI PROCEDURA COMPARATIVA PUBBLICA PER TITOLI PER L’ATTRIBUZIONE DI N. 1 BORSA DI LAVORO SUL TEMA:

La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia.

 

 

IL PRESIDENTE DELLA SAIC

 

 

Consultato il consiglio scientifico;

Visto il progetto “La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia;

Accertata la copertura finanziaria sul bilancio della SAIC

 

DECRETA

 

 

Articolo 1

È indetta una procedura comparativa pubblica, per titoli per l’attribuzione della seguente borsa di lavoro:

Oggetto dell’attività

Il borsista dovrà occuparsi di preparare progetti e richieste di finanziamento per le attività culturali della SAIC come convegni di studio, missioni archeologiche, pubblicazioni di volumi, ecc. Dovrà curare la rete di rapporti della SAIC con le Istituzioni tunisine (INP, AMVPPC, Università), il MAECI, l’Istituto italiano di cultura di Tunisi, le Università italiane ed europee, le Soprintendenze. Si dovrà occupare dell’organizzazione delle attività scientifico-culturali e didattiche per studenti maghrebini come corsi di specializzazione e master. Dovrà occuparsi della segreteria redazionale della rivista «CaSteR» e della collana Le Monografie della SAIC. Avrà il compito di controllare giornalmente la pagina Facebook della SAIC, segnalando al curatore eventuali criticità e/o eventi da mettere in evidenza. Dovrà inoltre presentare proposte migliorative per la pagina web www.scuolacartagine.it. A tal proposito sarà proposta una collaborazione con il Laboratorio di antropologia visuale di Sassari per realizzazione e la diffusione di materiale che presenti l’attività della SAIC. Dovrà infine realizzare una serie di prodotti SAIC, in modo da poter diffondere in maniera più ampia il logo della società scientifica.

 

Durata e compenso

La Borsa avrà una durata di 6 mesi (01/07/2019 – 31/12/2019). L’importo della borsa è pari a complessivi Euro 5.000,00 (cinquemila/00), comprensivi degli oneri di legge a carico del percipiente.

 

Articolo 2

Per la partecipazione al concorso sono richiesti, alla data di scadenza del termine utile per la presentazione delle domande di ammissione alla procedura comparativa, i seguenti requisiti di accesso:

Requisiti di accesso

Laurea Specialistica o laurea a ciclo unico in discipline storico-archeologiche.

Comprovata esperienza di attività redazionale e di coordinamento congressuale.

 

Articolo 3

Costituiranno titoli valutabili

Dottore di ricerca o equivalente.

Titoli inerenti la natura della borsa.

 

Articolo 4

La domanda di partecipazione alla procedura comparativa, debitamente sottoscritta dal candidato, redatta in carta semplice in conformità allo schema esemplificativo di cui all’allegato, deve essere indirizzata ad

Attilio Mastino

Società Scientifica Scuola Archeologica Italiana di Cartagine

Palazzo Segni

Viale Umberto I, 52

I- 07100 Sassari

  1. A) invio a mezzo raccomandata postale con avviso di ricevimento;
  2. B) consegna manuale, esclusivamente dal lunedì al venerdì dalle ore 09.30 alle ore 13.00 ad esclusione dei giorni festivi e prefestivi.

Nei casi succitati la domanda di partecipazione, pena l’esclusione, dovrà pervenire in plico sigillato che dovrà riportare, oltre al nome, cognome e indirizzo del concorrente, la seguente dicitura: <<N. 1 Borsa di lavoro per attività SAIC 2019>>

 

Le domande di partecipazione alla procedura comparativa dovranno pervenire entro e non oltre il giorno 27 giugno 2019, ore 10:00. La commissione giudicatrice delibererà lo stesso giorno alle ore 11. 

 

Non saranno ammessi alla procedura comparativa gli aspiranti le cui domande dovessero pervenire, per qualsiasi motivo, dopo la scadenza indicata.

In caso di spedizione tramite raccomandata, non farà fede il timbro postale ma la data di protocollazione dell’Ufficio.

 

Articolo 5

Nella domanda, il candidato deve dichiarare sotto la propria responsabilità, a pena di esclusione, oltre al bando di concorso cui intende partecipare:

  1. il nome e il cognome;
  2. la data e il luogo di nascita e il codice fiscale;
  3. il comune di residenza e l’indirizzo;
  4. il possesso dei requisiti richiesti all’art. 2 del presente bando;
  5. il possesso dei titoli valutabili indicati all’art. 3 del presente bando;
  6. la cittadinanza della quale è in possesso;
  7. conoscenza dei principali strumenti informatici (elaborazione testi, foglio elettronico, banche dati, internet, posta elettronica);
  8. le eventuali condanne penali riportate (anche se sia stata concessa amnistia, condono, indulto o perdono giudiziario, e i procedimenti penali eventualmente pendenti a carico);
  9. il godimento dei diritti civili e politici;
  10. l’idoneità fisica all’impiego;
  11. gli eventuali servizi prestati presso pubbliche amministrazioni e le cause di risoluzione dei precedenti rapporti di impiego;
  12. di non essere stato destituito o dispensato dall’impiego presso una pubblica amministrazione e di non essere stato dichiarato decaduto da altro impiego statale per averlo conseguito mediante produzione di documenti falsi o viziati da invalidità;
  13. conoscenza della/e lingua/e straniera/e se previsto nel bando.

 

I cittadini che non sono in possesso della cittadinanza italiana devono inoltre

dichiarare:

  1. di godere dei diritti civili e politici anche negli stati di appartenenza o di provenienza;
  2. di essere in possesso, fatta eccezione della titolarità della cittadinanza italiana, di tutti gli altri requisiti previsti per i cittadini della Repubblica;
  3. di avere adeguata conoscenza della lingua italiana e di eventuali altre lingue.

 

Nelle domande deve essere indicato il recapito che il candidato elegge ai fini del concorso e ogni eventuale variazione deve essere comunicata tempestivamente all’indirizzo dell’Ufficio a cui è stata indirizzata la domanda. Deve, inoltre, essere indicato il numero telefonico e l’eventuale indirizzo e-mail.

Il candidato dovrà allegare alla domanda:

  1. documentazione attestante titoli di studio e professionali richiesti nel presente bando;
  2. curriculum vitae;
  3. copia fotostatica del documento di identità;
  4. copia fotostatica del codice fiscale.

 

La firma in calce alla domanda non richiede autenticazione.

I candidati possono dimostrare il possesso dei titoli di studio e professionali richiesti nel presente bando, mediante la forma semplificata delle certificazioni amministrative consentite dagli artt. 46 e 47 del DPR 445 del 28/12/00.

 

La SAIC si riserva la facoltà di procedere a idonei controlli sulla veridicità del contenuto delle dichiarazioni sostitutive.

La SAIC non assume alcuna responsabilità per il caso di dispersione di comunicazioni dipendente da inesatte indicazioni della residenza o del recapito da parte del candidato o da mancata oppure tardiva comunicazione del cambiamento degli stessi né per eventuali disguidi postali o telegrafici non imputabili a colpa della SAIC stessa o comunque imputabili a fatto di terzi, a caso fortuito e a forza maggiore.

 

Articolo 6

La Commissione giudicatrice è nominata dal Presidente della SAIC ed è composta da tre componenti fra cui il Presidente stesso e da due soci della SAIC. Le funzioni di segretario verbalizzante saranno affidate al componente più giovane.

 

Ai fini della valutazione la commissione dispone di 100 punti complessivi, per la valutazione dei titoli.

Prima dell’apertura dei plichi contenenti le domande di partecipazione alla selezione, la commissione stabilisce le modalità di valutazione del curriculum, dei titoli, nonché l’eventuale punteggio minimo che i candidati devono raggiungere per essere utilmente collocati in graduatoria. Al termine dei lavori la commissione esaminatrice formula, sulla base della valutazione dei titoli, una graduatoria di merito degli idonei al fine dell’attribuzione della borsa messa a concorso. La commissione è tenuta ad evitare situazioni di merito ex aequo. Gli atti sono approvati, con proprio decreto, dal Presidente della SAIC.

 

Articolo 7

Ai fini del giudizio di merito, la commissione terrà conto in primo luogo della congruità del percorso formativo proposto dal candidato, nonché dei titoli scientifici o di altri titoli eventualmente presentati e dell’adeguatezza del curriculum.

 

Articolo 8

La borsa sarà attribuita con apposito provvedimento del Presidente.

La borsa eventualmente resasi vacante potrà essere conferita dal Presidente della SAIC al primo candidato in posizione utile nella graduatoria degli idonei, con scadenza uguale a quella della borsa originaria.

 

Articolo 9

La Borsa avrà una durata di 6 mesi (01/07/2019 – 31/12/2019) per un importo lordo di Euro 5.000,00 (CINQUEMILA/00).

Dall’importo della borsa andranno decurtati gli oneri necessari per attivare la copertura assicurativa per danni a terzi (R.C.T.) e la polizza infortuni poiché la natura dell’incarico comporta l’accesso ai locali o l’uso di mezzi e strutture dell’Università, e non è prevista da normativa di legge la copertura assicurativa infortuni presso l’Inail. Il pagamento della borsa sarà effettuato entro il 31 luglio con un acconto pari al 50% e entro il 31 dicembre 2019 a saldo, dietro presentazione di una relazione sulle attività svolte controfirmata dal responsabile scientifico.

 

Articolo 10

Il borsista ha l’obbligo di svolgere le attività seguendo le indicazioni del responsabile scientifico del progetto di ricerca, Prof. Attilio Mastino.

 

Articolo 11

La borsa può essere revocata per giustificato motivo qualora il Presidente della SAIC ne faccia richiesta per iscritto al Consiglio scientifico della SAIC.

In caso di rinuncia o impossibilità a proseguire l’attività, l’assegnatario perde il diritto alla borsa a far data dalla rinuncia o dalla accertata impossibilità.

In caso di breve interruzione per giustificato motivo, il termine per il completamento dell’attività per la quale è attribuita la borsa può essere prorogato per un eguale periodo di tempo dal Presidente della SAIC.

 

Articolo 12

La borsista in gravidanza deve comunicare il proprio stato al servizio di prevenzione e protezione e al Presidente della SAIC.

In collaborazione con il medico competente sono indicate le eventuali azioni per evitare qualunque rischio indebito.

Lo svolgimento delle attività è interrotto obbligatoriamente a partire dai due mesi precedenti la data presunta del parto e per i tre mesi successivi, ovvero dal mese precedente la data presunta del parto e per i successivi quattro mesi se autorizzata dal medico specialista del servizio sanitario nazionale e dal medico competente.

 

Lo svolgimento delle attività è interrotto obbligatoriamente, altresì, qualora risulti un’esposizione a rischi che possono compromettere lo stato di salute della madre e/o del nascituro fino a sette mesi dopo il parto; se possibile, sentito il medico competente, le borsiste in gravidanza sono adibite ad attività che non comportino rischio particolari. Relativamente al periodo di astensione obbligatoria per maternità, la scadenza della borsa potrà essere differita dell’effettiva durata dell’interruzione, compatibilmente con la scadenza del finanziamento.

 

Articolo 13

I candidati dovranno provvedere a proprie spese, entro trenta giorni dalla data di pubblicazione della graduatoria di merito, al recupero dei titoli e delle pubblicazioni inviate alla SAIC. Trascorso il periodo indicato, la SAIC non sarà responsabile in alcun modo della conservazione del materiale suddetto.

 

Articolo 14

La borsa può essere confermata fino ad un massimo di 1 mese, previo parere del responsabile scientifico del progetto il quale attesti che il borsista abbia compiuto con regolarità ed in modo soddisfacente ai propri compiti; detta conferma è naturalmente subordinata all’esistenza di adeguata copertura finanziaria.

 

Articolo 15

I dati personali trasmessi dai candidati con le domande di partecipazione alla procedura selettiva sono trattati esclusivamente per le finalità di gestione della presente procedura e degli eventuali procedimenti di attribuzione della borsa in questione.

Il conferimento di tali dati è obbligatorio ai fini della valutazione dei requisiti di partecipazione, pena l’esclusione dalla selezione.

 

Articolo 16

Il presente bando sarà reso pubblico mediante pubblicazione sul sito www.scuolacartagine.it e circolare ai soci.

 

Articolo 17

Ai sensi di quanto disposto dalla Legge 241/90 Art. 5, il Responsabile del

procedimento del presente avviso è il Prof. Attilio Mastino, Presidente della SAIC.

 

 

                                                                                       Attilio Mastino

                                                                                           Presidente

Sassari, 13 giugno 2019



                                                                                                          Allegato A – Fac Simile domanda

                                                                                                                       (in carta semplice)

Al Sig. Presidente

Prof. Attilio Mastino

Società Scientifica Scuola Archeologica Italiana di Cartagine

Palazzo Segni

Viale Umberto I, 52

07100 Sassari

 

Il/La sottoscritto/a (Cognome e Nome) ________________________________________________

nato/a a _____________________________________________________________________

(prov. di ______________________) il __________________________________________

residente in_____________________________ (prov. di _________________)

 via ____________________________________ n. _______ Cap. ______Codice Fiscale __________

chiede di essere ammesso/a a partecipare alla procedura comparativa pubblica per titoli per l’assegnazione di n. 1 Borsa di Lavoro   bandita dalla SAIC sul tema: La diffusione delle attività culturali della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia

 

Titolo del progetto finanziato dalla Fondazione di Sardegna:

“La Biblioteca Sabatino Moscati a Tunisi e le pubblicazioni della SAIC: formazione, documentazione e promozione archeologica e culturale in Tunisia”

Decorrenza del periodo di ricerca e di collaborazione al progetto:

01/07/2019 – 31/12/2019 (6 mesi) per un importo complessivo  di euro 5000 (cinquemila/00)

 

A tal fine dichiara, nei modi ed ai sensi del D.P.R. 445/2000 sotto la propria personale responsabilità, quanto segue:

  1. A) di essere cittadino italiano (o del seguente Sato) ______________________________
  2. B) di non aver mai riportato condanne penali e di non avere procedimenti penali in corso (Nota 1);

(o specificare) __________________________________________________________________

________________________________________________________________________________

  1. C) di essere in possesso del seguente titolo di studio di cui all’Art 2 Requisiti di Partecipazione del Bando conseguito presso

____________________________________________________________________________,

 in data _________________________________, con la votazione di _____________________;

  1. D) Di avere la seguente esperienza di cui all’Art. 2 Requisiti di Partecipazione del Bando

(specificare)  ________________________________________________________________________

____________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________

  1. E) di godere dei diritti civili e politici (se cittadino di stato membro dell’Unione Europea anche nello stato di appartenenza);
  2. F) di possedere idoneità fisica all’impiego;
  3. G) di trovarsi nella seguente condizione nei riguardi degli obblighi militari:

____________________________________________________________________;

  1. H) di aver prestato servizio presso le seguenti pubbliche amministrazioni con le seguenti cause di risoluzione dei rapporti di impiego (specificare)

______________________________________________________________________________________

oppure di essere attualmente in servizio presso la seguente amministrazione pubblica / privata: (specificare) 

_______________________________________________________________________________________

oppure di non essere mai stato in servizio presso pubbliche amministrazioni

(cancellare le dichiarazioni del punto H che non interessano il dichiarante)

  1. I) di non essere stato destituito né dichiarato decaduto da altro impiego statale per averlo conseguito mediante produzione di documenti falsi o viziati da invalidità non sanabile;
  2. L) di avere adeguata conoscenza della lingua italiana (solo per i cittadini membri dell’unione europea);
  3. M) di possedere i seguenti titoli indicati all’articolo 3 del Bando (specificare):

________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________________

  1. N) di eleggere il proprio domicilio ai fini della procedura comparativa in via

__________________________________________________________________________

Città ____________________________ C.A.P. ____________________________________

 tel ____________________________________________________

            Il/La sottoscritto/a si impegna a comunicare tempestivamente eventuali variazioni di indirizzo.

Il/La sottoscritto/a dichiara, sotto la sua personale responsabilità, che quanto su affermato corrisponde a verità e si obbliga a comprovarlo mediante la presentazione dei prescritti documenti nei termini e con le modalità stabilite nel bando.

Il/La sottoscritto/a allega alla presente domanda:

1)____________________________________________________________________________________;

2)____________________________________________________________________________________;

3)____________________________________________________________________________________;

4)____________________________________________________________________________________;

5)____________________________________________________________________________________;

6)____________________________________________________________________________________;

7)____________________________________________________________________________________;

8)____________________________________________________________________________________;

 

Il/La sottoscritto/a dichiara di aver ricevuto l’Informativa sul trattamento dei dati personali, ai sensi dell’art. 13 del decreto legislativo n.196/2003.

Data _____________________________

                                                                                                             ________________________

                                                                                                                                     (firma)

  –  (Nota 1) dichiarare le eventuali condanne penali riportate (anche se sia stato concesso indulto, amnistia, condono o perdono giudiziale) o i procedimenti penali eventualmente pendenti a carico.

Lived Ancient Religion in North Africa – University Carlos III of Madrid 19-21 February 2020

Lived Ancient Religion in North Africa

University Carlos III of Madrid 19-21 February 2020

Organised by
Valentino Gasparini & María Fernández Portaencasa (Universidad Carlos III de Madrid)

Call For Papers (ENGLISH)

The LARNA project (Lived Ancient Religion in North Africa), based at the Institute of Historiography ‘Julio Caro Baroja’ (University Carlos III of Madrid) and funded the Autonomous Community of Madrid, invites researchers of ancient history, history of religion, archaeology, anthropology, classical studies, and further related fields to discuss the topic of “Lived Ancient Religion in North Africa”.

As the title of this International Conference clearly suggests, the theoretical framework of this meeting is inscribed within the paradigm of Lived Ancient Religion (hereafter LAR), developed in Erfurt between 2012 and 2017 and supervised by Jörg Rüpke. LAR supports a methodological shift from the idea that the dominant structure in the Graeco-Roman World was based on the routinised and institutionalised performance of public, collective rites driven by the elite ideology (i.e. the polis– orcivitas-religion) to a focus on the individual as an active actor, capable of situational and creative innovation. Sharing this perspective, this conference will deal with religious agency not as a ‘normalising’ action by representatives of institutional entities or local oligarchies, but as creative innovation by decision-makers who consciously modified established religious patterns. The main sociological reference point for this conference lies in Michel de Certeau’s concepts of bricolagiste appropriation and re-contextualisation, which take into account the processes by which individuals select, construct and vary religious offers, as well as the concepts (and limits) of group membership and of normative and deviant behaviours.

Speakers are invited to examine Roman Africa (corresponding nowadays to Morocco, Algeria, Tunisia and Libya) as the arena of situationally-dependent innovations and adaptations by a number of local small-scale religious actors who freely used religion as a resource to respond to emerging dilemmas, generate religious experiences encompassing the human body and the material environment, and communicate these experiences through multifarious narratives and strategies of emotional saturation. Therefore, we aim to avoid any overemphasis on allegedly shared religious worldviews, divine entities, religious symbols, and myths, but rather to highlight specific authorial micro-strategies in the construction of religious narratives and perspectives, and to specify the relationship between religious experience, group-formation, and textuality in different contexts and periods. Speakers are encouraged

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to answer to the following questions: How did religion enlarge and strengthen interpersonal engagement and individual agency in Roman Africa? What stimuli and sense-scapes did generate religious experiences? How did individuals of different social statuses, genders, and ages, with different engagements in religious praxis (practitioners, borderline specialists, devotees), experience a given phenomenon as ‘religious’? How was this experience interpreted and communicated? Why was religion invoked strategically in interpersonal communication? Who were the specialists in charge of mediating and properly addressing this communication thanks to their specific competence and knowledge? What were the media interactively employed in the processes of encoding and decoding the message?

Proposals including a title and an abstract of 300-500 words should be sent to María Fernández Portaencasa (fportaen@hum.uc3m.es) by 30 June 2019. We accept papers in English and French language. All costs of travel (up to 200 euros), food, and accommodation (2 nights) will be covered by the organisation. The proposals will be scrutinized by a Scientific Committee composed by Jaime Alvar (Universidad Carlos III de Madrid), Nicole Belayche (École Pratique des Hautes Études, Paris), Lamia Ben Abid (Université de la Manouba), Nacéra Benseddik (Université d’Alger), Corinne Bonnet (Université de Toulouse Jean Jaurès), Liliane Ennabli (Université Paris IV Sorbonne), Layla Es-Sadra (Université Mohamed V de Rabat), Richard L. Gordon (Universität Erfurt), Attilio Mastino (Università degli Studi di Sassari), Sergio Ribichini (Consiglio Nazionale delle Ricerche, Roma), Jörg Rüpke (Universität Erfurt), Greg Woolf (Institute of Classical Studies, London).

Lived Ancient Religion in North Africa

Université Carlos III de Madrid 19-21 février 2020

Organisé par
Valentino Gasparini et María Fernández Portaencasa (Université Carlos III de Madrid)

Call For Papers (FRANÇAIS)

Le projet LARNA (Lived Ancient Religion in North Africa), basé à l’Institut d’Historiographie « Julio Caro Baroja » (Université Carlos III de Madrid) et financé par la Communauté autonome de Madrid, invite des chercheurs en histoire ancienne, histoire des religions, archéologie, anthropologie, études classiques et autres domaines connexes pour débattre du thème « Lived Ancient Religion in North Africa » (la religion ancienne « vécue » en Afrique du Nord).

Comme le titre de ce Colloque International le suggère clairement, le cadre théorique de cette réunion s’inscrit dans le paradigme de Lived Ancient Religion (ci-après LAR), développé à Erfurt entre 2012 et 2017 et supervisé par Jörg Rüpke. LAR encourage un changement de méthodologie, en passant de l’idée que la structure dominante du monde gréco-romain reposait sur la performance systématique et institutionnalisée de rites publics et collectifs guidés par l’idéologie de l’élite (à savoir la religion de la polis ou civitas) à l’individu en tant qu’acteur actif, capable d’innovations situationnelles et créatives. Partageant une telle perspective, le Colloque ne traitera pas des agents religieux en tant que représentants d’entités institutionnelles ou d’oligarchies locales, mais en tant que porteurs d’innovations créatives et de décisions qui modifient consciemment les modèles religieux établis. Le point de référence sociologique principal de ce Colloque réside dans les concepts d’appropriation bricolagiste et de re-contextualisation de Michel de Certeau, qui prennent en compte les processus par lesquelles les individuels sélectionnent, construisent et modifient les offres religieuses, ainsi que les concepts (et limites) d’appartenance à des groupe et de comportements normatifs et déviants.

Les orateurs sont invités à examiner l’Afrique romaine (qui correspond aujourd’hui au Maroc, à l’Algérie, à la Tunisie et à la Libye) en tant qu’espace d’innovations et d’adaptations dépendant de la situation liées à un certain nombre d’acteurs religieux locaux qui ont librement utilisé la religion comme ressource pour répondre aux situations nouvelles, générer des expériences religieuses englobant le corps humain et l’environnement, et communiquer ces expériences à travers des récits et des stratégies multiples de saturation émotionnelle.

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C’est pourquoi nous souhaitons éviter de mettre trop l’accent sur des conceptions religieuses du monde prétendument partagées, sur les entités divines, sur les symboles religieux et les mythes. Par conséquent, nous visons à éviter toute insistance excessive sur des conceptions religieuses du monde prétendument partagés, des entités divines, des symboles religieux et des mythes, et à mettre plutôt en évidence les micro-stratégies spécifiques des auteurs dans la construction de récits et de perspectives religieuses, et à donner corps à la relation entre expérience religieuse, formation de groupe et textualité dans différents contextes et périodes. Les intervenants sont encouragés à répondre aux questions suivantes : Comment la religion a-t-elle élargi et renforcé l’engagement interpersonnel et l’agentivité individuelle en Afrique romaine ? Quels stimuli et quels paysages sensoriels ont généré des expériences religieuses ? Comment des individus de statuts sociaux, de sexes et d’âges différents, engagés différemment dans la praxis religieuse (praticiens, spécialistes borderline, adeptes), perçoivent-ils un phénomène donné comme étant « religieux » ? Comment cette expérience a-t-elle été interprétée et communiquée? Pourquoi la religion a-t-elle été invoquée de manière stratégique dans la communication interpersonnelle ? Qui étaient les spécialistes en charge de cette compétence et de cette connaissance spécifique ? Quels sont les médias employés de manière interactive dans les processus de codage et de décodage du message ?

Les propositions comprenant un titre et un résumé de 300 à 500 mots doivent être envoyées à María Fernández Portaencasa (fportaen@hum.uc3m.es) avant le 30 june 2019. Nous acceptons des communications en anglais et en français. Tous les frais de voyage (jusqu’à 200 euros), de restauration et d’hébergement (2 nuits) seront pris en charge par l’organisation. Les propositions seront examinées par un comité scientifique composé de Jaime Alvar (Universidad Carlos III de Madrid), Nicole Belayche (École Pratique des Hautes Études, Paris), Lamia Ben Abid (Université de la Manouba), Nacéra Benseddik (Université d’Alger), Corinne Bonnet (Université de Toulouse Jean Jaurès), Liliane Ennabli (Université Paris IV Sorbonne), Layla Es-Sadra (Université Mohamed V de Rabat), Richard L. Gordon (Universität Erfurt), Attilio Mastino (Università degli Studi di Sassari), Sergio Ribichini (Consiglio Nazionale delle Ricerche, Roma), Jörg Rüpke (Universität Erfurt), Greg Woolf (Institute of Classical Studies, London).


L’amarezza per le devastazioni del patrimonio culturale di Algeri – Intervento di Nacera Benseddik, benemerita di tante battaglie

Le Musée National des Antiquités d’Alger à l’épreuve du Hirak[1] (Fig. 1)

Nacéra Benseddik

Lors des bombardements d’Alger, en 1942-1943, le musée ne fut pas épargné par la Luftwaffe (fig. 2) ; heureusement, les collections avaient été évacuées et mises en sécurité en 1939. Le 8 mars 2019, profitant des manifestations populaires pacifiques contre un 5e mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika, des casseurs ont investi avec une grande facilité l’enceinte du Musée National des Antiquités au Parc de la Liberté (ex-Galland), saccagé les œuvres exposées dans les jardins et le pavillon d’art islamique, auquel ils ont mis le feu, et dérobé des armes anciennes qui auraient été retrouvées deux jours plus tard dans le parc. Le même après-midi, un assaut similaire à l’Ecole supérieure des beaux-arts, de l’autre côté du boulevard Krim Belkacem, a endommagé des œuvres du Musée National des Antiquités conservées dans son parc depuis 1955.

Fig. 2