L’intervento introduttivo al XXI Convegno de L’Africa Romana, Tunisi 7 dicembre 2018

XXIe édition du Colloque international «L’Africa romana»

L’épigraphie nord-africaine: nouvelles, relectures, autres synthèses

7 décembre 2018, Tunis

Chers Directeurs Générales, Excellence l’Ambassadeur d’Italie, Chers amis,
Nous voilà réunis encore une fois à Tunis, émus et bien heureux, à l’occasion de cet XXIe édition du Colloque international «L’Africa romana» consacré à l’épigraphie nord-africaine: nouvelles, relectures, autres synthèses, dans l’espoir d’ouvrir un nouveau chapitre de nos réunions, qui débutèrent à Sassari en 1983. Au cours de ces 35 années, nous avons été accompagnés par de nombreux maîtres, par de nombreux chercheurs, par de nombreux amis véritables engagés dans des recherches archéologiques, mais également dans la coopération entre les deux rives de la Méditerranée. L’édition 2018 a été rendue possible grâce à l’aide de nombreux sujets, l’Institut national du patrimoine dirigé par Faouzi Mahfoudh, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dirigée par Kamel Bchini, l’Ambassade d’Italie avec son Excellence M. Lorenzo Fanara, la Fondation de la Sardaigne, représentée aujourd’hui par la vice-president Avv. Angela Mameli. Merci à Samir Aounallah e Daouda Sow pour ce qu’ils ont fait.

Il faut aujourd’hui une forte capacité de renouvellement, de changement et de créativité: il s’agit en outre de rapprocher la culture de la vie, de lui donner du sens, de la valeur et de l’utilité ; la connaissance de la culture classique conduit à la rencontre d’un monde fantastique, extraordinaire pour sa profondeur, pour ses expériences, pour ses horizons. Rome, Carthage  et Athènes ont le charme, la capacité de séduire, de fasciner. Elles l’ont eu par le passé et elles doivent l’avoir encore plus maintenant, car l’homme d’aujourd’hui, qui vit dans une société complexe, difficile et séduisante, a encore plus besoin d’outils pour comprendre la realité. La naissance de l’École archéologique italienne de Carthage, en février 2015, répond précisément à ces besoins.

Je voudrais souligner en premier lieu qu’il est faux d’affirmer que les auteurs classiques se tournaient toujours vers le passé et non pas vers l’avenir: Seneca affirmait dans les Naturales Quaestiones :  Multa venientis aevi populus ignota nobis sciet; multa saeculis tunc futuris, cum memoria nostra exoleverit, reservantur: pusilla res mundus est, nisi in illo quod quaerat omnis mundus habeat. Beaucoup de choses que nous ignorons seront connues de la génération future ; beaucoup de choses sont réservées à des générations encore plus éloignées dans le temps, quand même le souvenir de nous aura disparu: le monde serait une chose très petite si l’humanité n’y trouvait pas ce qu’elle cherche.

Ces mots illuminants, que nous avions adoptés dans l’entrée du palais de l’Université de Sassari, témoignent aujourd’hui de la vitalité de la culture classique et de l’importance de la recherche scientifique faite de curiosités, d’intérêts, de passions qui doivent motiver et animer le quotidien de nos chercheurs, de nos professeurs, de nos étudiants.

Nous sommes ici réunis, aujourd’hui, non seulement pour étudier les anciennes écritures, pour redécouvrir la langue latine, les autres langues de l’Antiquité, le grec, les langues parlées par les Carthaginois et les Numides, plus en général pour recouvrer l’histoire ancienne et l’archéologie classique. Nous ne ferons pas, au cours de ces trois journées, de verbosos commentarios, mais nous entrerons avec notre enthousiasme et nos découvertes au cœur du sujet, pour trouver – je veux suivre les Institutiones de Gaius – le principium de notre histoire et de notre culture (in omnibus rebus animadverto id pefectum esse quod ex omnibus suis partibus constaret et certe cuiusque rei potissima pars principium est ): d’ici vient la base d’une ouverture universaliste de plus en plus moderniste, dans un monde global qui risque de bâtir des murs, cherchant les alibis du souverainisme, sous prétexte d’une sécurité illusoire à l’intérieur de frontières blindées.

Il est bien de rappeler très fermement aux jeunes de tous les pays méditerranéens de ne pas négliger leur propre principium, un principium qui n’est pas national, mais qui situe nos pays dans une perspective universelle et globale, qui tient compte des entrelacements de l’histoire et qui nous conduit vers une ouverture de plus en plus ample et solidaire. En abordant le thème de l’intégration des immigrés, du multiculturalisme en rapport avec les identités locales, nous tenons à réaffirmer que la force de la Rome antique résidait dans une perspective supranationale, dans l’universalisme, dans le dépassement des divisions nationales. Rome a eu la capacité d’intéresser et d’impliquer les élites de nombreuses nations à son idéal. Ce même phénomène eut lieu dans le monde hellénistique, qui fut l’héritier d’Alexandre le Grand. La grande chance pour l’élite intellectuelle actuelle et donc aussi pour les savants qui se consacrent à l’étude de l’héritage des Romains et des Grecs, les professeurs de latin et de grec, les archéologues, les épigraphistes, est que leurs idéaux communs – les idéaux scientifiques avant tout – contribuent à l’harmonie entre les nations. La vocation des études classiques du futur sera de contribuer à un processus d’acculturation globale, de susciter le désir de chacun de nous d’intégrer une réalité culturelle complexe au niveau mondial, en rejetant l’idée d’appartenance à une telle race ou de mépriser les cultures perçues superficiellement comme différentes: il est nécessaire de travailler pour former cette conscience et rendre disponible tout ce qu’il faudra pour qu’une telle attitude se répande. Il est clair qu’à présent nous devons enfin nous libérer du préjugé impérialiste de la primauté de la culture occidentale, mais il faut poser d’un dialogue se réalisant dans le respect avec des intellectuels d’autres traditions, surtout en ce moment, quand la diffusion des médias de masse et les exigences de la production et de la distribution de biens tendent à massifier les modes de pensée et de communication, risquant ainsi de saper notre propre identité culturelle.

Les études sur l’antiquité grecque et romaine vivent sans aucun doute un moment d’extrême intérêt et d’importance sur le plan scientifique, si l’on considère à la fois la qualité des résultats obtenus et la bonne renommée dont nos recherches jouissent partout, pour le grand intérêt pour le patrimoine culturel; pourtant, les études anciennes souffrent à présent dans les universités et dans les écoles. Les études classiques ont d’excellentes raisons pour continuer à être pratiquées dans la civilisation moderne de la technologie et du marché, à condition que nous considérions le monde classique comme la racine constitutive de la civilisation du monde actuel et futur, que nous reconnaissions les principes de démocratie, de religion, de solidarité et de respect qui sont une expression du monde ancien mais qui surtout sont à la base de l’identitè même des nations qui donnent sur la Méditerranée, avec toute la profondeur des continents.

Sans les études classiques, le monde serait plus mauvais: nous exaltons constamment la civilisation technologique moderne, mais nous ne réalisons pas que nous le faisons uniquement en rapport avec le monde antique. Parce que, comme l’écrit Paolo Mastandrea (Quale futuro per gli studi classici in Europa ?, ed. L. Cicu, Sassari 2008), nous ne pouvons comprendre aucun de ces trois mots (civilisation, moderne, technologie) sans la culture classique. On ne comprend pas moderne sans un rapport avec l’ancien; on ne comprend pas civilisation, car la civilisation dérive de civis et civitas et se réfère donc précisément à cette dimension urbaine dans laquelle la culture classique, athénienne ou romaine, a donné son meilleur. On ne comprend pas technologie sans la techne attribuée au mythique Ephaistos, l’architecte divin, le dieu jeté par son père Zeus à l’intérieur du volcan de l’île de Lemnos, et donc boiteux et élevé par les nymphes, qui auraient appris les mystères de son art aux Sintii, à qui le héros Prométhée aurait volé le feu pour le donner aux hommes. Et sans son fils Talos, l’automate ailé qui empêchait les étrangers et surtout les Sardes de pénétrer dans l’île de Crète, les brûlant vifs et provoquant cette grimace appelée Risus Sardonius, déjà mentionnée il y a trois mille ans par Homère à propos de la grimace d’Ulysse menaçant les Proci: et Ulysse est le chef de la lignée des hommes, attaché au mât du bateau, entre les chants des sirènes, jusqu’à l’île des Lotophages, comparé à l’homme qui s’accroche au bois du salut. Strabon (17,30,20) identifia l’île de Meninx, à la frontière sud de la Petite Syrte, avec le pays des Lotophages, où quelques compagnons d’Ulysse, pour avoir goûté les fruits du lotus, sucrés et agréables aux vertus légendaires, ont oublié leur pays et leur retour: ceux qui ont mangé le fruit du lotus – raconte Homère – ne voulaient pas rentrer pour raconter ce qu’ils avaient vu, mais ils préfèrent rester parmi les Lotophages, manger du lotus et oublier le retour. Retour auquel le héros les a forcés – en pleurant – avant de partir pour l’île du Cyclope. Ulysse est certainement le prototype de l’explorateur, le voyageur par excellence, aussi bien ceci dans l’interprétation classique, que dans l’interprétation médiévale et moderne. Ulisse et Hercule, que Sénèque a célébrés comme «invictos laboribus et contemptores voluptatis et victores omnium terrorum», grâce à la sapientiae cupido et au innatus cognitionis amor. Et nous savons que l’acte fondateur de la littérature latine est la traduction de l’Odyssée de Livius Andronicus.

Si nous avons un avenir – et nous voulons en avoir un, nous voulons dépasser toute question rhétorique et exiger un futur  pour nos études -, l’avenir c’est faire comprendre aux jeunes leur rapport avec le passé et donc leur apprendre à lire leur présent par rapport au passé et le passé par rapport au présent, en faisant appel à l’inter-textualité et en redécouvrant le continuum entre le monde antique et le présent. L’expression « l’homme ne vit pas que de pain » était utilisée bien avant Jésus-Christ. Et le pain, pour nous, est aujourd’hui la civilisation technologique, mais elle ne suffit pas, il nous faut plus, une culture humaniste, fondée sur l’antiquité gréco-latine, puis sur les grandes religions. Ludus était l’école dans l’antiquité et Ludus doit devenir l’école de demain, qui ne peut pas se limiter à un devoir ; nous devons redécouvrir le plaisir qui vient de la lecture d’un texte dans sa langue originale, le plaisir de la traduction personnelle, le plaisir d’une comparaison, le plaisir d’une découverte. Nous devons saisir l’aspect ludique de la recherche, qui doit nous intéresser et nous exciter, car nous en avons assez des magistri plagosi, comme ceux qui ont appris le grec à Augustin.

Les études classiques peuvent constituer un point de repère tant pour les pays européens que, paradoxalement, pour le Maghreb et d’autres régions du monde. On a l’impression que nous faisons trop peu pour faire revivre la culture classique par la rencontre entre les deux rives de la Méditerranée et entre les différents pays, surtout après l’expérience exaltante des printemps arabes, qui a souvent dégénéré en hivers terribles. Nous n’avons pas toujours été solidaires et souvent nous n’avons pas compris l’intérêt, le respect, l’admiration qui règne au Maghreb pour notre tradition.

Plus de 40 ans ont passé depuis le congrès extraordinaire de Dakar au Senegal Africa et Roma, parrainé par l’Istituto di Studi romani sous les auspices du Senegalensium Rei publicae Princeps, Léopold Sédar Senghor, dont les actes ont été publiés en 1979 sous le titre Acta omnium gentium ac nationum conventus latinitatis litteris linguaeque favendis ; en les feuillettant, j’y ai trouvé le souhait du recteur de l’Académie de Strasbourg Argentoratensis: maneant semper vincula illa inter Africam et Europam quibus nos eadem communitate eademque inter nos caritate coniunctos nosmet sensimus.

Malheureusement, nous vivons une période de conflits entre cultures, peuples, pays, et cela aussi à cause de notre incapacité à comprendre les autres, à développer une vie en commun paisible, à laisser de côté l’égoïsme et les intérêts, à rejeter les fondamentalismes et les intolérances, même de notre part. Le monde antique nous fournit les outils pour donner naissance à une nouvelle époque fondée sur le respect des autres, sur le pluralisme et sur la valeur de la diversité. La culture classique est une composante fondamentale de la culture méditerranéenne, mais elle est aussi autre chose. Pourquoi étudier la littérature ancienne, pourquoi l’histoire? Voilà la nécessité de lire les textes dans leur langue d’origine, car la langue n’est pas vraiment un exercice logique mais un outil pour la compréhension historique des textes. La volonté d’utiliser les médias numériques disponibles, qui sont un instrument au service de la philologie, de l’épigraphie, de la numismatique, de l’archéologie, constitue aujourd’hui une forme de démocratisation de la culture. L’’utilisation, ainsi que les technologies de l’information, la télévision, le cinéma, les power points et d’autres instruments.

Au début du troisième millénaire, la culture ancienne ne cesse de nous étonner par son sens éternel de source de connaissance.

Notre Ècole voudrait se proposer comme un observatoire privilégié de la culture classique, identifiant sa valeur de formation et même d’éducation, qui ne peut se fonder uniquement sur la reconnaissance d’une complexité de la grammaire ou de la syntaxe, mais qui est liée à notre condition humaine actuelle. Non seulement dans les pays où la formation linguistique ou culturelle est plus directement liée à la culture classique, mais aussi et peut-être surtout dans les autres pays de tradition anglo-saxonne ou slave ou arabe ou berbère; et tout d’abord la valeur de l’humanitas latin, ce qui nous lie indissolublement à cet héritage complexe de la culture classique, qui ne s’inscrit pas dans un hyperuranium ethnocentrique, mais qui pénètre les nations et les peuples au cours de l’histoire, et qui est maintenant confronté aux progrès de la technologie de l’information, des sciences naturelles, de la médecine, de l’archéologie elle-même ainsi qu’à de nouvelles méthodes d’enseignement.

Admirer les traces, même infimes, de la culture classique (je pense aux légendes sur les monnaies grecques et latines qui circulent au-delà des frontières de l’empire) nous montre une temoignage d’une oikouméne où des peuples de différentes ethnies, cultures, religions, ont perçu les lueurs de la civilisation classique. La civilisation islamique s’est merveilleusement greffée sur la civilisation classique, tant au niveau de la transmission du livre qu’au niveau, plus proprement, de la transmission et de l’interaction culturelle, ce qui constitue une leçon profonde pour nos jours, qui connaissent une accélération effrayante, une nouvelle forme de provincialisation, une provincialisation non dans le sens de l’espace, mais dans celui du temps.

Donc, la culture classique comme liberté, droit, justice, solidarité, raison, poésie, art, patrimoine des hommes, difficile à atteindre, ktema eis aei, si l’on veut, d’après Thucydide, non pas comme l’objet d’études des antiquaires, ni d’érudition nostalgique. À l’époque de la mondialisation, quand le démon de l’homo oeconomicus, du marché, émerge trop souvent, la leçon ancienne et moderne de la culture classique nous apprend à nous reconnaître dans les valeurs fondées sur l’humanitas, de ce nihil humani a me alienum puto. Toujours au troisième millénaire, la leçon de la culture classique découle de la source de Castalia et répète la devise delphique du «connais-toi toi-même».

Bon travail à tous.

Attilio Mastino

Manifesto ARXXI definitivo 2018

A Tunisi si è concluso il XXI Convegno de L’Africa Romana

Si è concluso a Tunisi il XXI convegno internazionale de L’Africa Romana dedicato all’Epigrafia del Nord Africa, novità, riletture e nuove sintesi (6-10 dicembre 2018)

Il convegno è stato aperto da Daouda Sow dell’AMVPPC.

Gli interventi introduttivi sono stati di Paola Ruggeri direttrice del Centro Province Romane dell’Università di Sassari, Kamel Bchini Direttore Generale dell’Agence de Mise en valer du Patrimoine et de Promotion Culturelle, Faouzi Mahfoudh direttore generale dell’Institut National du Patrimoine, Attilio Mastino, Marco Milanese, Samir Aounallah.

 

  

All’Istituto Italiano dei Cultura di Tunisi – L’Assemblea della Scuola Archeologica Italiana di Cartagine

  

Il giorno 6 dicembre 2018, presieduta da Attilio Mastino, si è svolta a Tunisi presso l’Istituto Italiano di Cultura la Assemblea della Scuola Archeologica Italiana di Cartagine alla presenza dell’addetto culturale prof. Maria Vittoria Longhi e della vice Presidente della Fondazione di Sardegna avv. Angela Mameli.  Erano presenti i membri del Consiglio Scientifico: il Presidente onorario Piero Bartoloni, il Segretario Sergio Ribichini, il Tesoriere Michele Guirguis, in consiglieri Antonio Corda, Maria Antonietta Rizzo, Pier Giorgio Spanu, Alessandro Teatini.

GIOVEDI’ 6 DICEMBRE A TUNISI L’ASSEMBLEA DELLA NOSTRA SCUOLA ARCHEOLOGICA ITALIANA DI CARTAGINE

Giovedì 6 dicembre

 

ore 18.00             Assemblea della Società scientifica Scuola Archeologica Italiana di Cartagine presso l’Auditorium dell’Istituto Italiano di Cultura di Tunisi (80, Avenue Mohammed V).

 

ordine del giorno:

  1. Ammissione nuovi Soci e delibere relative;
  1. Comunicazioni del Presidente ed eventuali delibere conseguenti;
  2. Attività della SAIC;
  3. Comunicazioni e informazioni pervenute dai Soci della SAIC su progetti, attività di formazione, documentazione e ricerca;
  4. Manifestazioni di interesse, Sostegno e Partecipazione della SAIC a iniziative culturali, bandi di ricerca nazionali e internazionali e altre attività esterne alla Scuola: linee guida;
  5. Convenzione per il trasferimento della Biblioteca Sabatino Moscati da Tunisi a Cartagine;
  6. Convegni e pubblicazioni recenti;
  7. Varie ed eventuali

VENERDI’ 7 DICEMBRE SI APRE A TUNISI IL XXI CONVEGNO DE L’AFRICA ROMANA

Venerdì 7 dicembre

 

ore 8.00               Registrazione dei Partecipanti presso la Segreteria (Hotel Africa, Avenue Bourguiba, 5° piano, anticamere delle due sale Zambèze). Posters, esposizione di libri.

 

ore 9.00               Apertura del Convegno (Salle Zambèze 1, 5° piano)

Saluto di Paola Ruggeri, Centro di Studi Interdisciplinari sulle Province Romane dell’Università di Sassari.

Saluto di Kamel Bchini, Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle.

Saluto di Faouzi Mahfoudh, Institut National du Patrimoine.

Saluto di Mohamed Zinelabidine, Ministre des Affaires Culturelles.

Saluto di Lorenzo Fanara, Ambasciatore d’Italia a Tunisi.

Saluto di Attilio Mastino, Scuola Archeologica Italiana di Cartagine.

Saluto di Antonello Cabras e Angela Mameli, Fondazione di Sardegna.

Saluto delle Autorità

Consegna del premio Amedeo Maiuri. Interventi di Umberto Pappalardo, Piero Bartoloni e Lorenzo Fanara.

«L’epigrafia del Nord Africa: novità, riletture, nuove sintesi»: relazione introduttiva di Samir Aounallah (Tunis).

Ricordo di Enrique Gozalbes Cravioto (intervento di Cinzia Vismara).

 

Presentazione dei volumi:

  • Carthage, maîtresse de la Méditerranée, capitale de l’Afrique (Histoire & Monuments, 1), (IXe siècle avant J.-C. – XIIIe siècle). AMVPPC, SAIC Sassari, Tunisi 2018, a cura di Samir Aounallah e Attilio Mastino (intervento di Maria Antonietta Rizzo).
  • J.-P. Laporte, M. Guérout, Le Magenta, du naufrage à la redécouverte (1875-1995), CNRS Éditions, Paris 2018 (intervento di Piero Bartoloni).
  • Bruno D’Andrea, “Bambini nel limbo”. Dati e proposte interpretative sui tofet fenici e punici (Collection de l’École Française de Rome, 552), Roma 2018 (intervento di Sergio Ribichini).
  • Nabil Kallala, Joan Sanmartí (dir.),Althiburos I. La fouille dans l’aire du capitole et dans la nécropole méridionale, Tarragona: Institut Català d’Arqueologia Clàssica, 2011 (Col.lecció Documenta, 18) e Nabil Kallala, Joan Sanmartí (dir.); Maria Carme Belarte (ed.), Althiburos II. L’aire du capitole et la nécropole méridionale: études, Tarragona: Institut Català d’Arqueologia Clàssica, 2016 (Col.lecció Documenta, 28) (intervento di Sergio Ribichini).
  • Christine Hamdoune, Ad fines Africae Romanae. Les mondes tribaux dans les provinces maurétaniennes (intervento di Attilio Mastino).
  • L’eau dans les villes du Maghreb et leur territoire à l’époque romaine, Bordeaux, Ausonius, Coll. Mémoire n° 54, 2018, a cura di Veronique Brouquier-Reddé e Frédéric Hurlet (intervento di Cinzia Vismara).
  • Paul-Albert Février, Michèle Blanchard-Lemée, avec la collaboration de François Baratte, Hany Kahwagi-Janho, Patrizio Pensabene, L’édifice appelé «Maison de Bacchus», à Djemila (intervento di Amina Aïcha Malek).
  • Vie et genres de vie dans le Maghreb antique et médiéval, a cura di Abdellatif Mrabet (intervento di Pier Giorgio Spanu).
  • Cupae. riletture e novità. Atti del Convegno internazionale di studi (Oristano 5-7 settembre 2016), a cura di Giulia Baratta (intervento di Mounir Fantar).
  • Libya Antiqua, VI-X (2011-2017) (intervento di Mohamed al-Faloos).

 

ore 11.30             Sessione I: “Le città”

Khaled Marmouri, Ginette Di Vita-Evrard (Paris): L’apport des inscriptions de l’amphithéâtre et de la schola à la prosopographie lepcitaine.

 

Louis Maurin (Bordeaux): Un nouveau sufes Maior de Thugga.

 

Samir Aounallah (Tunis): Les statuts juridiques des communautés de l’Afrique romaine (-146/-46).

 

Samir Aounallah (Tunis), Attilio Mastino (Sassari), Alessandro Teatini, Antonio Ibba, Maria Bastiana Cocco (Sassari), Antonio Corda, Piergiorgio Floris (Cagliari), Alberto Gavini (Sassari), Lamia Abid, Ali Cherif (Tunis): Le nuove scoperte epigrafiche a Thignica, Aïn Tounga.

 

Paola Ruggeri, Salvatore Ganga (Sassari): Il tempio di Nettuno a Thignica e la colonizzazione di Thugga e Thubusicum Bure sotto Gallieno.

 

David Serrano Ordozgoiti (Madrid): Autorappresentazione imperiale della domus Licinia Augusta nell’epigrafia latina del Nordafrica (253-268 d.C.): una nuova sintesi.

 

Inaugurazione della mostra dei posters

 

 

ore 13.30             Pranzo libero

 

 

ore 15.30             Ripresa dei lavori (Salle Zambèze 1)

 

Sessione I: “Le città”

Christopher Dawson (Greater Sudbury): Populus de suo posuit. The People’s Response to Remittances at Gigthis.

 

Alessandro Abrignani (Roma): Colonia Septimia Vaga. Fonti epigrafiche e topografia urbana.

 

Salem Mokni (Sfax): Données sur une étape de la romanisation juridique de la colonie romaine de Thaenae (actuelle Thyna, Tunisie).

 

Roger Hanoune, Christine Hoet-Vancauwenberghe (Lille): Une nouvelle inscription de Pupput: la rénovation d’un édifice public et la province Flavia Valeria Byzacena.

 

Mondher Brahmi (Tunis): Documents épigraphiques inédits de la cité latine de Capsa/Gafsa.

 

Cheddad A. Mohcin (Martil): Tanger à travers ses inscriptions latines.

 

 

ore 17.00            Sessione II: “Epigrafia storica e giuridica”

Arbia Hilali (Sfax): Les affranchis et le culte de la gens Augusta: le témoignage de P. Perelius Hedulus à Carthage.

 

Hernán González Bordas (Alcalá de Henares), Ali Chérif (Tunis): Henchir Hnich (région du Krib, Tunisie), la découverte de la lex Hadriana de agris rudibus et trois autres inscriptions.

 

Lotfi Naddari (Tunis): Nouvelles considérations sur l’œuvre municipale d’Antonin le Pieux en Afrique et en Italie.

 

Mourad Chetoui, Cristophe Hugoniot (Tours): Les proconsuls d’Afrique sous Marc Aurèle.

 

Marc Mayer (Barcelona): Vibia Aurelia Sabina y su presencia epigráfica en África.

 

Hamden Ben Romdhane (Tunis): Nouvelles précisions sur la famille du clarissime africain C. Memmius Fidus Iulius Albius.

 

Antonio Ibba (Sassari): Equites africani: un aggiornamento (1972-2017).

 

Carolina Cortés-Bárcena (Santander): La perpetuación de la memoria del patronato cívico en Africa proconsularis.

 

Samir Aounallah (Tunis), Frédéric Hurlet (Paris Nanterre): Deux nouvelles inscriptions de Pheradi Maius (Sidi Khlifa).

 

Abdellatif Rhorfi (Fès): L’aristocratie autochtone de Volubilis d’après les inscriptions latines.

 

Dibattito conclusivo

 

 

ore 21.00             Cena (libera)

 

 

 

 

Sabato 8 dicembre

 

ore   9.00            Inizio dei lavori (Salle Zambèze 1 e Salle Zambèze 2, 5° piano)

 

Salle Zambèze 1

ore   9.00            Sessione II: “Epigrafia storica e giuridica”

Ari Saastamoinen (Helsinki): New Building Inscriptions from Roman North Africa.

 

Mohamed El-Mostafa Filah (Alger), Souad Slimani (Constantine): Un nouveau dossier épigraphique dans le Hodna Occidental.

 

Mounir Fantar (Tunis), Raimondo Zucca (Sassari): La viabilità del promunturium Mercurii: i miliari.

 

Estefania Benito (Madrid): La visión romana de los pueblos líbicos a partir de las fuentes epigráficas latinas.

 

ore 10.00            Sessione III: “Epigrafia militare”

Anthony Álvarez Melero (Sevilla): Préfets des ouvriers issus des provinces africaines.

 

Sabine Lefebvre (Dijon): La legio III Augusta dans la lutte pour le pouvoir impérial en 238. Un exemple de pratique de l’abolitio memoriae.

 

Mela Albana (Catania): Coniuges, uxores sponsae di militari nelle epigrafi lambesitane.

 

Mohamed Grira (La Manouba): L’épitaphe de la famille d’un vétéran de la legio X Gemina Pia Fidelis provenant de Sufes (Sbiba, Tunisie centrale).

 

ore 11.00            Sessione V: “Iscrizioni funerarie”

Stefan Ardeleanu (Heidelberg): L’épigraphie funéraire de l’Afrique du Nord tardo-antique: bilan, problèmes et perspectives de la recherche récente (1988-2018).

 

Claude Briand-Ponsart (Caen): Fondations funéraires, fondations évergétiques: bilan et propositions pour une typologie.

 

Jesper Carlsen (University of Southern Denmark): The Necropoleis of the familia Caesaris in Carthage reconsidered.

 

Mohammed Abid (Tunis): Les vernae en Afrique romaine. Étude épigraphique et historique.

 

Monique Dondin-Payre (Paris): Trois inscriptions funéraires inédites d’Uchi Maius.

 

Intissar Sfaxi (Aix-en-Provence): Helula Iulia Sutta, l’étrange nomenclature citoyenne de Bulla Regia.

 

Moheddine Chaouali (Tunis): Réflexions autour du milieu des notables à Simitthus (Tunisie) à travers une épitaphe inédite de Iulia Suavis et Veturius Felix.

 

Djahida Mehentel (Alger): À propos d’une nouvelles inscription de la région de Constantine.

 

Mustapha Dorbane (Alger): Nouveaux témoignages sur les Gargilii de Djemila et de leur mausolée.

 

Seddiki Azeddine, Said Khacha (Alger): Les affranchis des Gargiliae Praetorianae de Cuicul (Djemila, Algérie).

 

Khadidja Mansouri (Oran): L’éloge dans l’épigraphie funéraire de Mauretanie Cesarienne sous l’empire romain.

 

Dibattito conclusivo

 

ore   9.00            Salle Zambèze 2

Sessione IV: “Vita religiosa”

M’hamed Hassine Fantar (Tunis): Du libyco-punique au latin dans un sanctuaire de Téboursouk.

 

Rossana De Simone (Enna), Francesco Tomasello (Catania): Su una bilingue latina e punica da Thuburbo Maius (ILT 732): l’apax ‘cella proma’ tra epigrafia, linguistica e dati archeologici.

 

Giovanni Di Stefano: Dei e dee da Cartagine a Roma sulla via del trionfo dopo il 146 a.C. Alcune riletture incrociate.

 

Valentino Gasparini (Madrid): Chiamami col tuo nome. Una nuova proposta di analisi dell’impiego dei gentilizi come epiteti divini nell’epigrafia dell’Africa romana.

 

Meriem Sebaï (Paris): Une nouvelle inscription votive consacrée à Saturnus Neapolitanus.

 

Juan Lewis (Edinburgh): Agnus vicarius. A Substitute for Child Sacrifice?

 

Mustapha Khanoussi, Faycel Stiti (Tunis), Paola Ruggeri (Sassari): Le culte du dieu Mars et la délimitation du territoire de la colonie romaine de Simitthus, en Numidie proconsulaire, à la lumière de nouvelles découvertes.

 

Abid Hosni (Tunis): Castor et Pollux dans une nouvelle dédicace d’époque sévérienne dans le Municipium Septimium [—] (Hr Debbik), en Proconsulaire (Tunisie).

 

Jalel Mabrouk (Tunis): Le terme cultor dans l’épigraphie latine d’Afrique.

 

Nora Bouhadoun (Alger): Une sacerdos de Cereres à Madaure.

 

Salim Annane (Alger): Deus Sanctus Dracho: inscription inédite de Timezouine (Saida).

 

Abdelaziz Bel Faida (Kénitra): Les cultes à mystères en Afrique du Nord antique. Le cas de Mithra: témoignages épigraphiques et archéologiques.

 

Néjat Brahmi (Paris): Textes et images du Genius en Maurétanie Tingitane.

 

Layla Es-Sadra (Rabat), La Domus Augusta de Volubilis.

 

Dibattito conclusivo

 

 

ore 13.30             Pranzo libero

 

 

ore 15.30             Ripresa dei lavori (Salle Zambèze 1)

 

Sessione VI: “Altre epigrafie. Rapporti con altre province”

 Ouiza Ait Amara (Alger): L’épigraphie libyque et son apport à la connaissance de la Numidie.

 

Mohamed El Mhassani (Alicante): La situación lingüística y el proceso de la romanización en Marruecos: una realidad histórica vista a través de las inscripciones latinas.

 

Hamid Arraichi (Oujda): Histoire du Maroc antique et approches épigraphiques.

 

Jeremy Rossiter (Edmonton): Some Roman Brickstamps from Carthage not included in CIL VIII.

 

Abdellatif Mrabet, Mohamed Riadh Hamrouni, Tarek Mani (Sousse): Encore des marques amphoriques découvertes à Sullecthum (Salakta, Tunisie): vers une évaluation globale d’un catalogue en constante croissance.

 

Celia Sánchez Natalías (Zaragoza): …cadat, frangat, vertat:
relectura de la defixio hadrumetina DT 282.

 

Anis Hajlaoui (Tunis): Témoignage épigraphique sur un atelier de mosaïque en Byzacène intérieure.

 

Nedjma Serradj-Remili (Alger): Une nouvelle lecture de quelques inscriptions latines d’Algérie à la lumière d’œuvres musivales.

 

Jean-Pierre Laporte (Paris): Découvertes récentes en Kabylie.

 

ore 17.45             Sessione VII: “Mondo tardo-antico”

Mohamed-Arbi Nsiri (Paris-Nanterre): Les constructions des évêques africains d’après les inscriptions tardo-antiques.

 

Christine Hamdoune (Montpellier): Relecture d’inscriptions chrétiennes des Maurétanies.

 

François Baratte (Paris Sorbonne), Fathi Béjaoui (Tunis): Moines et moniales dans l’épigraphie africaine: bilan et nouveaux documents.

 

ore 18.30             Sessione VIII: “Musei. Storia degli studi”

Nacéra Benseddik (Alger): Un lapidaire épigraphique à l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Alger.

 

Luisa Musso, Laura Buccino, Ginette Di Vita Evrard, Caterina Mascolo (Roma): “Quaderni di Archeologia della Libya”: il nuovo progetto editoriale.

 

Antonio Maria Corda, Sandra Astrella (Cagliari), Cartagine studi e ricerche (CaSteR): la rivista della Scuola Archeologica Italiana di Cartagine.

 

 

Dibattito conclusivo

 

 

ore 19.30             Intervento conclusivo di Attilio Mastino.

 

ore 21.00             Cena (libera)

 

 

Domenica 9 dicembre

 

ore   8.00             Escursione a Thugga (Samir Aounallah, Nesrine Nasr)

ore 16.00             Partenze

IL XXI CONVEGNO DE L’AFRICA ROMANA – VENERDI’ 7 DICEMBRE A TUNISI

Posters

Silvia Orlandi, Giorgio Crimi (Roma): L’epigrafia delle terme pubbliche nell’Africa romana, tra linguaggio tecnico e pubblica utilità.

Giulia Baratta (Macerata): A tutti importa un tubo: note sulle fistulae nelle Bauinschriften delle province africane.

José Ortiz Córdoba (Granada): Africanos en las colonias romanas de Hispania.

Claudio Farre (Sassari): Ex Africa ad Danubium: Africani in Moesia Inferior.

Salvatore Fadda (Sassari): Una guarnigione di cavalieri numidi a Bravoniacum in Britannia.

Tiziana Carboni (Cagliari): Sulle tracce della tribù Palatina: il contributo dell’epigrafia latina delle province africane allo studio della mobilità sociale nei primi tre secoli dell’impero.

Alessandro Teatini (Sassari): Un cantiere di spoliazione a Thignica in età bizantina: indizi epigrafici e tracce archeologiche.

Lamia Abid, Ali Cherif (Tunisi), Alberto Gavini (Sassari): Le stele del santuario di Saturno a Thignica (Aïn Tounga) presso il deposito del Museo di Cartagine.

Maria Bastiana Cocco (Sassari): Thignica (Aïn Tounga), campagna epigrafica 2018: alcune iscrizioni sacre conservate in situ.

Mohammed Fawzi Maallem, Fatma Zohra Boudraa (Alger): À propos d’une inscription de Saturne à Guelaat Bouatfane au sud de Guelma.

Lluís Pons Pujol (Barcelona), Joan Rodríguez Segura (Padova): La figlina Virginensis e la Mauretania Tingitana. Una rilettura 18 anni dopo.

Touatia Amraoui (Aix-en-Provence): EpiCherchel, le corpus numérique des inscriptions de Caesarea Mauretaniae.

Paola Cavaliere, Danila Piacentini (Roma): Digital Epigraphy: iscrizioni fenicio-puniche minori, un esempio di Database online.

L’impresa italo-tunisina ad Althiburos

Il 16 novembre si è conclusa la “Campagna 2018” della missione archeologica tunisino-italiana dell’Università di Macerata in collaborazione con l’Institut National du Patrimoine di Tunisi (INP) presso il teatro romano di Althiburos (Governatorato di El Kef, Tunisia) (Fig. 1) , finanziata dall’Ateneo maceratese con l’importante contributo del Ministero degli Affari Esteri e con il sostegno dell’Ambasciata italiana a Tunisi, dell’Istituto Italiano di Cultura di Tunisi e della Scuola Archeologica Italiana di Cartagine.

La missione di quest’anno è stata di grande respiro ed ha visto coinvolti il personale dell’Università di Macerata (in particolare la dott.ssa Marzia Giuliodori ed il sottoscritto coadiuvati dall’arch. Claudia Lamanna e dal dott. Tommaso Giuliodoro), dell’INP (oltre al prof. Nabil Kallala il prof. Sahran Chérif, la dott.ssa Moufida Jnen, il dott. Chokri Taihri, il dott. Mounir Torchani) e ben 10 studenti di numerosi atenei tunisini (Mahdi Arfa, Insaf Ayari, Rym Ben Hedia, Amani Mednini, Amel Minawi, Yusra Ben Meriem, Islem Ben Salem, Khalil Fersi, Kaouther Messaoudi, Nibrass Naouri), con il prezioso aiuto del capo cantiere Mohamed Ghabi e grazie al lavoro di oltre 35 operai locali, forniti dall’INP (Fig. 2).

La missione si è svolta dal 30 ottobre al 16 novembre (sul campo dal 31 ottobre al 13 novembre). Sotto la direzione congiunta del prof. Nabil Kallala e dello scrivente sono stati portati avanti i lavori di scavo della cavea del teatro, su una ampia superficie ed in profondità (Figg. 3-4). In particolare è stato ampliato in estensione il “Saggio cavea” e sono stati unificati il “Saggio pulpito” ed il “Saggio A”, che adesso costituiscono un’unica grande trincea disposta lungo l’asse del teatro e che ha raggiunto in alcuni punti una profondità di circa tre metri dal piano di calpestio. Il teatro romano di Althiburos è in uno stato di conservazione davvero eccezionale: costruito probabilmente alla fine del II secolo d.C. venne fortificato in età bizantina e rioccupato in età medievale, come testimoniano i ritrovamenti dello scavo di quest’anno, che hanno riportato in luce strutture e strati riferibili alla occupazione del monumento nel IX-XI secolo (Fig. 5). Oltre al lavoro di scavo è stato dedicata particolare attenzione al rilievo del monumento e degli elementi architettonici e alla sistemazione dei materiali rinvenuti durante lo scavo (Fig. 6), lavoro per il quale devo ringraziare il prezioso contributo della dott.ssa Giuliodori, della dott.ssa Jnen e del dott. Taihri (Fig. 7).

La missione di quest’anno è stata impegnativa ma coinvolgente e di grandissima soddisfazione (Fig_8) e ha gettato le basi per un proficuo lavoro futuro, che prevede lo scavo dell’intero monumento, lo studio architettonico e dei materiali dello scavo ed infine una proposta di ricostruzione e restauro del monumento nell’ottica della sua valorizzazione e dell’intero sito che, secondo l’intenzione dell’INP e delle autorità locali, dovrebbe servire da volano per lo sviluppo turistico ed economico dell’intero comprensorio (Fig. 9).

 

Gilberto Montali

Christine Hamdoune Ad fines Africae Romanae

Presentazione del volume di Christine Hamdoune

Ad fines Africae Romanae

Les mondes tribaux dans les provinces maurétaniennes, Ausonius Éditions Scripta antiqua 111,  (LabEx Archimède, Archéologie et histoire de la Méditerranée et de l’Égypte anciennes), Bordeaux 2018

Tunisi, 7 dicembre 2018

Cristine Hamdoune professoressa emerita all’Université Paul-Valéry di Montpellier 3 raccoglie in questo documentatissimo volume i risultati di una feconda attività di ricerca quasi trentennale iniziata sui MEFRA nel 1993 con l’articolo dedicato a Tolomeo e alla localizzazione delle tribù della Tingitana, momenti che in parte abbiamo condiviso già in occasione del nostro viaggio di studio nella Volubilis di Edemone vent’anni fa oppure in tante altre circostanze, come per il XIV convegno de L’Africa Romana svoltosi a Sassari nel 2000, dove ha sintetizzato il tema delle controverse relazioni tra la Mauretania occidentale e la Mauretania orientale; oppure per il XV congresso di Tozeur sui processi di acculturazione delle  l’acculturation des “gentes”della Cesariense. Per il XVI congresso di Rabat nel 2014 aveva messo a frutto il tema dei movimenti di popolazione nei carmina funerari africani. Sempre con la capacità di rielaborare la lezione dei suoi maestri come Jean-Marie Lassère (Ubique amici nel 2001) e  mettendo a frutto i risultati delle indagini archeologiche condotte a Banasa, a Tingi, a Volubilis,in tanti altri luoghi delle Mauretanie.  Nel XIX Convegno ci aveva presentato il tema del potere all’interno dell’organizzazione tribalke in Cesariense  partendo da Ammiano Marcellino, tema che aveva ripreso ad Alghero per il XX convegno nel 2013, attenta alle discontinuità e alle trasformazioni, all’alternarsi dei momenti di continuità e di rottura, all’organizzazione delle comunicazioni, alle tematiche militari, al peso della geografia nella storia,  agli aspetti istituzionali delle gentes e dei gentiles, dal viaggio di Massimiano fino Vandali e poi all’apertura all’Islam, in un mondo articolato e complesso diviso in regni locali fortemente vitali. Christine aveva affrontato il tema delle Nationes in rapporto allo spazio provinciale, ovviamente tenendo conto della relazione che un populus  aveva nei confronti di un luogo geografico di origine: le popolazioni straniere, alleate o sottomesse a Roma (nationes exterae), spesso chiamate a far parte degli auxilia di cui al volume del 1999. Altre volte il termine natio era usato per indicare popoli ostili alla Res pubblica oppure etnie definite etnocentricamente “barbare e arretrate”, rispetto alla cultura di cui i Romani si ritenevano portatori primi. In epoca imperiale questa nozione era riferita soprattutto ai peregrini che abitavano ampie aree all’interno dello spazio geografico dell’impero con frontiere che vanno sfumandosi ai suoi margini e che conservavano le loro tradizioni e, se si vuole, una propria cittadinanza, in qualche caso alternativa alla cittadinanza romana: natio è dunque la comunità di diritto alla quale si apparteneva per vincolo di sangue, partendo dalla terra nella quale si era nati, dal luogo d’origine, di appartenenza o di provenienza. Il termine era utilizzato di frequente per indicare anche gli africani che abitavano fuori dall’impero romano e che avevano una propria lingua e tradizione.   In ambito provinciale la questione aveva importanti contenuti culturali e giuridici, in relazione al rapporto tra la cittadinanza romana e gli iura gentis, cioè le tradizioni giuridiche locali dei peregrini, che sopravvivevano all’interno di una provincia romana, come testimonia ad esempio la celebre tabula Banasitana per i Baquati. Quanto questo tema sia rilevante per le aree di confine, poste “dentro” e “fuori” rispetto a quei fines che segnavano l’impero, in particolare nei mondi rurali e marginali, è documentato dalle manifestazioni artistiche, ad iniziare dalle stele libiche come ad Abizar oppure dalle stele libico-romane come a Castellum Tulei in Kabilia della nostra copertina; dall’epigrafia, dalle fonti geografiche, dall’urbanistica, fino ad arrivare agli autori arabi che riescono a far trasparire, pur in un processo di profonda trasformazione, eredità multiple che incredibilmente sopravvivono nei secoli, per tanti aspetti diversi, con una sostanziale conferma nel tempo della percezione geografica originaria che ha determinato la nascita delle province e la formazione di cantoni e distretti differenti.

Naturalmente il punto di partenza è rappresentato dal volume di Y. Moderàn su Les Maures et l’Afrique romaine (IVe –VIIIe siècle), pubblicato a Roma nel 2003, con attenzione soprattutto per i “secoli oscuri” dei Mauri in Tripolitania, Bizacena, Proconsolare e Numidia: ma ora il discorso si sposta ad occidente verso la Tingitana e soprattutto rimette in discussione, attraverso le interpretazioni più recenti fino a Jehan Desanges, Philippe Leveau, Paul Albert Février, Claude Briand-Ponsard, David Mattingly, Jen-Marie  Lassère, Michel Christol, categorie e schemi troppo semplici e superati di una prospettiva romano-centrica che hanno influenzato la storiografia di età coloniale ma che in modo quasi sotterraneo arrivano quasi fino ai nostri giorni: il tema dell’incontro tra culture, il rifiuto di una egemonia assoluta della cultura romana, il superamento della tesi aprioristica della sottomissione dei Mauri, della fusione indistinta tra culture diverse o alla rovescia della resistenza alla romanizzazione, che tanto ci hanno appassionato, con la pretesa di irrigidire la realtà entro categorie anche nuove (il meticciato), che pure non si rivelano efficaci. Come diceva Marco Tangheroni nel suo volume postumo gli storici rischiano spesso di trasformare la storia in una disputa teologica, dimenticando l’oggetto stesso della ricerca, proponendo generalizzazioni che cercando di spiegare una realtà complessa. Ovviamente non possiamo rinunciare a stabilire connessioni, a mettere ordine, a proporre linee di riorganizzazione del passato, per comprendere e spiegare: l’inquietudine sul proprio mestiere dovrebbe sempre accompagnare gli storici che non vogliono travisare quella realtà che è oggetto dei loro studi. Dunque cosa conosciamo, come conosciamo, quali sono i limiti della nostra conoscenza, quali ne sono le fonti, elementi tutti che danno al mestiere dello storico un carattere artigianale e addirittura artistico e che rendono fondamentale la fase di apprendistato nella quale i maestri debbono seguire i loro allievi, con spirito laico e aperto, evitando gli schematismi e le generalizzazioni.

Questo volume è fortemente ancorato ai dati disponibili, al ruolo della geografia nella storia specie nelle regioni di frontiera, alle fonti, che erano consapevoli della estrema diversità delle popolazioni autoctone locali (500 tribù per Plinio operavano tra l’Atlantico e l’Egitto, innumerabiles gentes per Agostino) e non trascuravano il rapporto tra città e campagne e le relazioni pacifiche e non conflittuali che a seconda dei luoghi e delle circostanze storiche emergono chiaramente attraverso il tempo. L’A. ritiene che si è privilegiato per troppo tempo l’aspetto conflittuale delle relazioni tra Roma e i popoli libici organizzati in gentes, tanto da dare l’impressione di province fragili e poco pacificate, sottoposte alla violenza dei popoli collocati all’interno del limes ma anche alla spinta delle tribù nomadi provenienti dal Sahara. Insomma è necessaria ora una visione “plus nuancée” dei rapporti tra il governo romano in sede provinciale e i capi delle gentes rurali ma sedentarie, più o meno isolate, con un ridimensionamento delle dimensioni distruttive delle c.d. rivolte maure dei primi tre secoli; e con la consapevolezza che il governo imperiale ha operato <<pragmaticamente>> con una serie di controlli fiscali, amministrativi, di polizia, ideologici>> tali da consentire col minimo sforzo di conseguire obiettivi specifici (A. Ibba).

La prima parte del volume è dedicata a L’emprise du monde tribal sur un éspace géographoique contraignant, un miliéu geografico che favorisce tuttora le comunità agropastorali più o meno autosufficienti, con una grande differenziazione tra la Tingitana, la Cesariense occidentale e quella orientale; la geografia determina in qualche caso le forme di occupazione del territorio e fissa limiti precisi al nomadismo delle tribù, prevalentemente sedentarie. Nelle due Mauretanie emergono tutte le difficoltà dei Romani a dominare gli spazi, a sviluppare la colonizzazione, a concedere promozioni municipali, a estendere il fenomeno urbano, con la necessità di introdurre presidi militari a controllo delle comunità non urbane, le gentes tribali che sono caratterizzate da forme di mobilità che non sempre possiamo ricostruire nel tempo. Assistiamo ad una diseguale evoluzione delle gentes foederatae  verso le civitates e addirittura in alcune aree verso i municipi o le colonie, ma con forme nettamente distinte dai processi ben noti in Africa Proconsolare, una dicotomia ufficializzata già attraverso la monetazione di Adriano che distingue le Mauretanie dall’Africa. E del resto già la decisione di Claudio di sostituire al regno di Giuba II e di Tolomeo due province distinte separate dal fiume Moulouya era ben giustificata, se poi emergeranno profonde differenze  tra la romanizzazione della Tingitana e la Cesariense: la Mauretania atlantica fu abbandonata quasi completamente già nel III secolo di fronte all’iperattivismo dei Baquati guidati dai principes constituti e poi dai reges, protagonisti dei conloquia con gli ultimi governatori provinciali, per quanto l’A. ritenga che i mondi tribali della Tingitana finiscano per essere più o meno periferici e non si evolvano realmente. Viceversa la Cesariense fu fortemente condizionata dalla vicina Numidia, progressivamente orientata con la nova praetentura severiana verso Sud, ben urbanizzata a dispetto dei disordini che conosciamo soprattutto nella seconda metà del III secolo tra il Monte occidentale Ouarsenis (in berbero Warsnis), la Piccola Kabilia (Béjaïa), i territori a S del Mons Aurasius, con le gentes spesso adtributae alle comunità urbane oppure externae, quae sub nulla sunt potestate Romana per Agostino. Eppue possiamo registrare profonde influenze culturali romane e del cristianesimo anche all’interno delle gentes che non per questo perdono la propria identità, inizialmente sotto il controllo dei praefecti gentis o nationis, più o meno legati al governo provinciale. Le fonti geografiche e letterarie latine e greche ci consentono di conoscere almeno i nomi di un limitato numero di populi che facevano uso di una scrittura locale, che riflette varie lingue autoctone fin qui poco conosciute; l’unità di scrittura non corrisponde ad un unico alfabeto a causa della totale assenza di normalizzazione linguistica e dell’esistenza di una varietà di linguaggi libici, imparentati tra loro e sicuramente collegati con il berbero parlato ancora oggi. E questo sia con riguardo alle tribù che vivevano a ridosso dei municipi e delle colonie romane, come quelle più eccentriche e marginali (Mazices e Quinquegentanei) o periferiche rispetto al limes provinciale come i Baquati o, in Cesariense, i Bavari.

La II parte del volume è intitolata Un cadre politique et culturel profondément modifié dans l’Antiquité tardive, a partire dall’aggregazione funzionale di quel che restava della Tingitana a Nord del fiume Loukkos e di Lixus alla diocesi delle Hispaniae con Diocleziano. Negli stessi anni, la nascita della provincia Sitifense a oriente della Cesariense segnala gli effetti principali delle politiche romane nelle aree collocate a ridosso della Numidia, più aperte alle influenze culturali centrali: densità ineguale della popolazione e degli insediamenti urbani e forme ben distinte della valorizzazione agricola dei fundi mauri, spesso a ridosso delle antiche proprietà imperiali, che finiscono per orientare l’insediamento. Le aree più vicine al confine della Numidia, se appaiono anch’esse conservare l’organizzazione tribale, risultano più integrate e meno isolate e le gentes finiscono per risultare profondamente cristianizzate, come i Mazaces della Numidia o i peregrini dell’episcopato Ceramusensis della Sitifense. Se è vero che i castella della regione di Sitifis sono rimasti costantemente in possesso di una forma significativa di autonomia, i contadini anche se romanizzati solo in parte, finirono per essere integrati nel sistema politico e giuridico romano, senza possedere un proprio ius gentis, ma riferendosi e agganciandosi alle colonie o ai municipi vicini o anche ai latifondi imperiali articolati in vici e castella, con villaggi che pur mantenendo alcune istituzioni tribali (principes, seniores), arrivano talvolta alla condizione municipale. Queste comunità sono talora divenute sedi vescovili rurali che si aggregano alla chiesa di Cartagine, dove si è andato sviluppando il culto dei martiri. Con una differenza sostanziale tra le regioni degli altipiani, dove l’organizzazione tribale sembra scomparire progressivamente, e le regioni montuose della Sitifense contigue alla Cesariense (Hodna) dove ritroviamo dei limites nei quali gli originari castella alla fine dell’età severiana erano pervenuti alla condizione municipale (Equizeto, Thamascani, Thamallula, Lemnellef), ma con qualche flessibilità se ad es. Sertei conserva l’organizzazione tribale all’interno dei praedia imperiali.

In Cesariense viceversa l’urbanizzazione meno intensa spiega la forza e la rilevanza dell’organizzazione gentilizia local , tanto che per difendere la pace all’interno della provincia i Romani finiscono per essere costretti ad appoggiarsi progressivamente sulle élites tribali maure, sui notabili locali, che adottavano comportamenti romani, assumevano titoli come quello di praefecti gentis e fornivano reclute per i distretti militari del limes.  La nuova interpretazione delle testimonianze archeologiche porta a ridimensionale il numero delle “forteresses romaines” e a riconoscere l’autonomia delle aristocrazie maure in possesso di estesi latifondi, che mantengono i segni esteriori del potere romano ma insieme ereditano valori tradizionali locali. La guerra di Firmo (figlio di quel Nubel velut regulus per nationes Mauricas potentissimus) iniziata nel 370, alimentata dalla dissidenza maura, testimonia i limiti di questa politica che comunque giunge sino al momento dell’arrivo dei Vandali, con un progressivo distacco dall’autorità centrale preceduto dalla rivolta di Gildone. Una straordinaria espressione attribuita al primate d’Africa Aurelius anni dopo in occasione del Concilio di Cartagine del 397 testimonia l’isolamento progressivo delle Mauritaniae, positae in finibus Africae e troppo contigue al Barbaricum, che non dovevano pretendere una visita pastorale da parte del vescovo di Cartagine come non lo facevano gli Arzuges a Sud della Tripolitania e della Bizacena, anche perché per i Mauri forse era più semplice mantenere un rapporto con la sede apostolica romana. Si arriverà ad Agostino che sostiene che la Mauretania Cesariense rifiutava di appartenere all’Africa (nec Africam se vult dici), ma forse Claude Lepelley aveva ragione a parlare di “snobisme carthaginois” nei confronti delle aree più periferiche e lontane dalla capitale. Del resto si tratta di processi che si sviluppano progressivamente nel tempo, tanto che con l’invasione vandala emergono potentemente i regni mauri autonomi che si liberano della tutela vandala e che ormai gravitano più che sul Mediterraneo verso le aree sahariane; l’occupazione bizantina non modifica questo quadro, con l’eccezione di Sitifis fortemente presidiata dall’impero.

La terza parte del volume è dedicata proprio a Les temps des royaumes maures (Ve-fin di VIIe siècle): l’A. dimostra che l’organizzazione provinciale in qualche modo sopravvive con i Vandali e con i Bizantini, con una riorganizzazione per gruppi tribali allargati sottoposti a basileoi locali, senza che venga a cadere la latinità e il cristianesimo, pur con le profonde differenze tra la Mauretania occidentale e la Sitifense. L’A. ipotizza l’esistenza di più regni mauri che riuniscono popolazioni di origini diverse, in particolare un vero e proprio stato multietnico, quello dei Mauri “du premier cercle” a suo tempo riconosciuti da Roma che comprendeva anche i romano-africani fedeli alle tradizioni latine urbanizzati sotto il dominio dei Bavari del djebel Amour, pian piano capaci di controllare un regno multiculturale che dalla Moulouya arrivava fino all’Ouarsenis. E uno Stato “du deuxième cercle”, che comprendeva i Mauri installati nella provincia all’inizio del V secolo, che si è progressivamente affermato nella parte più occidentale della Cesariense. Viene affrontato il ruolo unificatore del cristianesimo, alla base di una cultura mista originale. Meno informazioni possediamo sul regno di Hodna, anche se da al-Nuwayrî sappiamo che il sovrano locale si appoggiava sui notabili mauri. Su scala più ridotta l’A. individua il regno degli Ucutamani. Tra l’antica Tingitana e la Mauretania occidentale si collocano i Baquati sull’Atlantico ed i Macurebi à Est tra la Kabilia e la vallata dello Chelif, eredi dei Mauri del primo cerchio, destinati però a perdere completamente i contatti con la latinità e poi con il cristianesimo nel corso del VI secolo, almeno per i Baquati. Si arriva all’VIII secolo per il crollo anche in Cesariense alla vigilia dell’arrivo degli Arabi, di fronte alla spedizione di Mûsa ibn Nusayr.  E’ ridimensionato il significato dell’origine maura del principe Awraba Kusayala.

Vengono esaminati i dati – per la verità abbastanza sintetici -, forniti dalle più antiche fonti arabe su quelli che ora vengono chiamati i Berberi, gli Imazighen dei nostri giorni, capaci di mantenere le loro strutture sociali più antiche in territori che continuano ad essere ben distinti: la Sitifense orientale più vicina alla Numidia è ora chiamata Zab, la Cesariense Sûs al-Adna e la Tingitana Sûs al-Aqsa: come se le differenze geografiche e culturali fotografate dall’organizzazione romana venissero ancora percepite in età araba.

Le fonti principali sono Ibn Khaldûn sui Beni Ifren e i Magrâwa, al-Ya’kûbî (IX secolo) sugli Anbiya del Sûs al-Aqsa (all’interno del più vasto popolo dei Şanhâdja, all’ovest dell’Hodna colloca i Banu Yarniyân lo stesso autore).  Inoltre il geografo persiano Ibn Khurdâdhbah. Si tratterebbe del popolo dominante nello Zab, le regioni meridionali della Sitifense.  Al-Nuwayrî precisa che esisteva un sovrano dello Zab, circondato da molti principi, che governava un ampio territorio collocato presso la città di Arba (a occidente dell’antica Tubunae), abitata ancora da Rūm e da Cristiani: la principale città dello Zāb, è talora indicata come Adna (Al Raqiq, Al Bakri), Adhna (Ibn Khaldūn), Arba (Al Nuwayri, Ibn al Athir) et Azba (Ibn Khaldūn). Più a ovest, abbiamo il vago ricordo di un numero notevole di Berberi ostili alla conquista araba. Come già in età bizantina, la Mauretania dei primi secoli dell’occupazione araba è una terra popolata da popolazioni africane, come i Berberi del Sûs al-Adna, un popolo senza religione che vivevano come selvaggi e non conoscevano il vero Dio.

A partire dal XIV secolo le notizie fornite dal massimo storico e filosofo del Maghreb Ibn Khaldûn (Walī al-Dīn ʿAbd al-Raḥmān ibn Muḥammad ibn Muḥammad ibn Abī Bakr Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Ḥaḍramī) ricostruiscono a posteriori e con attualizzazioni la vicenda dei regni mauri al momento della conquista con un’affidabilità davvero dubbia, sovrapponendo notizie appartenenti ad epoche differenti, tanto che dovremmo riconoscere la nostra ignoranza sul tema dell’organizzazione territoriale di Mauri alla fine del VII secolo.

Attilio Mastino

 

La scomparsa di Angela Donati

(Bologna 31.1.1942 13.10.2018)

La Scuola Archeologica Italiana di Cartagine annuncia con grande dolore l’improvvisa scomparsa della Socia Onoraria Angela Donati, indimenticabile Maestra e generosa amica, avvenuta  a Bologna il 13 ottobre 2018. Come non ripensare agli ultimi incontri, come per il Plumbum Litteratum organizzato dall’Universitat de Barcelona (Instrumenta Inscripta VIII) all’Institut d’Estudis Catalans, a Barcellona qualche settimana fa (5-7 settembre), in un momento di serenità e di gioia, fino alla cena al Port Vell? Le dobbiamo tantissimo a partire dai suoi anni sassaresi quando fece bandire — ormai oltre 40 anni fa — il concorso di Assistente di storia romana alla Facoltà di Magistero.

Le sue numerose ed originali pubblicazioni affrontano aspetti tra i più complessi della disciplina e spaziano sul piano geografico su tutto l’impero romano.

Angela Donati è stata professore ordinario di «Epigrafia e antichità romane» nell’Università di Bologna dal 1976; precedentemente ha insegnato «Antichità greche e romane» e «Storia romana» (nelle Università di Sassari e di Bologna); dall’a.a. 2013-14 ha insegnato come professore a contratto «Geografia storica dell’antichità». È stata per sei anni Direttore del Dipartimento di Storia Antica; è stata Presidente del Corso di Laurea in Lettere (quadriennale e triennale) e della Commissione Didattica della Facoltà di Lettere e Filosofia; dal 2008 al 2010 ha coordinato il Dottorato di Ricerca in Storia dell’Università di Bologna; dall’a.a. 2010-11 è stata Direttore del Dipartimento di Storia Antica dell’Università di Bologna; dall’a.a. 2010-11 è stata Direttore della Scuola di Dottorato in Scienze Umanistiche; dal dicembre 2002 Presidente della Deputazione di Storia patria per le province di Romagna. Dirigeva con Maria Bollini e con me la rivista Epigraphica. Periodico Internazionale di Epigrafia e le collane di studi «Epigrafia e Antichità» e «Studi di Storia Antica».

Segretario Generale della Association Internationale d’Épigraphie Grecque et Latine dopo Heikki Solin dal 2002 al 2012 (eletta nei Congressi Internazionali di Barcelona e di Oxford ); è stata membro della Commissione per le Inscriptiones Italiae della Unione Accademica Nazionale e della Commissione per le Rencontres Franco-Italiannes pour l’épigraphie du monde romaine; socio di Accademie e Società scientifiche italiane e straniere (fra le altre, la Pontificia Accademia Romana di Archeologia; l’Accademia Nazionale di Scienze, Lettere e Arti di Modena; l’Accademia delle Scienze dell’Istituto di Bologna; la Real Academia de Buenas Letras di Barcellona); membro del Comitato Scientifico della nostra Sylloge Epigraphica Barcinonensis e di Caesaraugusta (Zaragoza), nonché dei Congressi Internazionali «L’Africa romana».

È stata nominata «valutatore di progetti scientifici» da: Ministry of Sciences and Environmental Protection della Repubblica di Serbia; Union der Deutschen Akademien der Wissenschaften; Generalitat de Catalunya (AGAUR), MIUR.

Ha fatto parte di Commissioni per il conseguimento del titolo di Doctor Europaeus delle Università di Bordeaux e della Università Autonoma di Barcellona.

Ha studiato e pubblicato collezioni epigrafiche dell’Italia; si è occupata di problemi dell’officina epigrafica romana, di temi di carattere istituzionale. Ha curato l’allestimento di Musei Lapidari e di Mostre dedicate ad aspetti del mondo classico (e.c. Giulio Cesare. L’uomo, le imprese, il mito, Roma 2008-2009; Cleopatra, Roma 2012, poi Paris 2014, Singapore 2015). Professore Emerito di Epigrafia e antichità romane nell’Università di Bologna. Per ricordare il suo Maestro aveva istituito, grazie

alla generosità del suo Editore, il Premio Giancarlo Susini per giovani ricercatori.

Angela Donati è stata — per usare le parole di Giancarlo Susini — «il primo professore di Storia romana nell’Ateneo sassarese fin dal 1974», dove aveva assegnato alcune tesi di demografia storica: dieci anni dopo, aprendo assieme ad Azedine Beschaouch il terzo dei convegni de L’Africa Romana ricordava lei stessa che all’Università di Sassari la legavano sul piano scientifico, intensi comuni programmi di ricerca e, sul piano umano, il riconoscimento di una radice e di una matrice di autentico e schietto spirito amico. Allora vorrei far prevalere il ricordo dell’amica cara davvero, che aveva scelto nella ricerca di far brillare il proprio impegno sociale e politico, con dedizione, con finezza, lungi dalla retorica, con generosità, con la capacità di scoprire i talenti dei giovani allievi, come negli ultimi giorni con le fulmine e pubblicazioni su Epigraphica degli articoli che presentavano scoperte e novità da tutto l’ecumene romano, correggendo pazientemente, indirizzando, suggerendo, sempre con uno sguardo paziente e partecipe. Già nella Presentazione del secondo volume dell’Africa Romana nel 1985 ricordava il tema dei collegamenti tra le due sponde del Mediterraneo sul piano della ricerca scientifica ma anche delle relazioni tra le persone, gli studiosi, la gente comune: se c’è un simbolo di questi contatti sono le navi dell’ipogeo di Ercole Salvatore a Cabras da lei raccontate negli studi in onore di Piero Meloni, un monumento sul quale era tornata con noi proprio sul numero di Epigraphica del 2018. Nel saluto come segretaria generale dell’AIEGL al convegno di Tozeur del 2002 ricordava di aver vissuto i nostri incontri fin dai loro primissimi passi con Marcel Le Glay e sempre li aveva seguiti nel loro vagare tra diversi luoghi della Sardegna, dell’Africa e della Spagna, come a Siviglia dove aveva aperto il convegno con una lezione magistrale firmata assieme a Raimondo Zucca sulle ricchezze dell’Africa. A lei dedicheremo il XXI dei nostri incontri a dicembre a Tunisi, presso la Scuola archeologica italiana di Cartagine di cui era voluta diventare socia onoraria.

L’abbiamo ammirata per le sue straordinarie doti di organizzatrice di incontri internazionali già agli esordi del programma Erasmus e l’abbiamo osservata scrivere l’introduzione a tanti volumi diversi in un orizzonte larghissimo, riuscendo a sintetizzare con parole semplici obiettivi e orientamenti nuovi, spaziando come il suo Maestro dalle singole schede e dagli aspetti tecnici dell’officina lapidaria fino alle grandi sintesi, desiderosa di manifestare concretamente il più grande rispetto per le tradizioni culturali e religiose, per la profondità delle diverse storie e delle diverse culture, per il patrimonio identitario, con la consapevolezza che esistono variabili geografiche e cronologiche nel momento in cui culture diverse entrano in contatto, sempre evitando di perdere la concretezza e di piegare il dato scientifico a schemi ideologici. Contro le semplificazioni che non danno conto della complessità della storia.

Eppure non ha mai rinunciato ad un puntualissimo lavoro di indicizzazione analitica per la rivista e per le Monografie delle sue Collane «Epigrafia e Antichità» e «Studi di Storia Antica», che pubblicava con Vittorio Lega. I suoi lavori sull’urbanizzazione, la storia militare, la flotta, la vita religiosa, gli imperatori, i cippi itinerari, i termini agrimensori, i carmina, l’instrumentum come a Barcellona poche settimane fa, la fase paleocristiana, la storia della disciplina partendo dai tardi umanisti fino a Bartolomeo Borghesi e Theodor Mommsen e oltre, i musei come a Rimini o a Cesena, la didattica dell’epigrafia, sempre con una acutissima attenzione per le scritture antiche, per la produzione culturale, il rapporto tra demografia e società, con l’emozione e la passione per la scoperta anche la più minuta, con una straordinaria capacità di mantenere uno sguardo freschissimo e di entrare in contatto con il mondo antico: il ruolo della geografia nella storia, dalla Cispadana fino al Danubio, alla città mesica di Ratiaria (Archar) o alla celtica Carnuntum, all’Augusta Bilbilis patria di Marziale in Iberia, ad Alessandria in Egitto, a Zama Regia in Bizacena, fino alla Thuburnica fondata da Gaio Mario in Numidia già nel suo primo lavoro su Studi Romagnoli del 1964.

Parlando a nome dei colleghi delle Università di Cagliari e di Sassari ma anche di tanti colleghi magrebini che l’hanno conosciuta e le hanno volute bene, credo di poter dire che un pezzo di noi se ne è andato per sempre e sentiamo il senso di una perdita irreparabile, eppure sono convinto che le sue opere non invecchieranno nel tempo, ma resterà soprattutto il sapore della novità, il ricordo di una generosità e di una disponibilità senza eguali, la preziosa funzione di collegamento, un punto fermo al quale guardare sempre con ammirazione, con il desiderio di emulazione. Un poco con invidia. A me personalmente resta il ricordo dolce di un’amica e la consapevolezza di un debito che è aumentato giorno per giorno. Con le tante confidenze, fino ai suoi imminenti splendidi progetti per la rivista Epigraphica, che cercheremo di mettere in pratica con lo spirito giusto. Era orgogliosa del titolo di Professore Emerito di Epigrafia e antichità romane nell’Università di Bologna.

In occasione della Santa Messa a San Domenico a Bologna, il 17 ottobre Riccardo Vattuone ha voluto ricordare il passo di Giobbe 19, 23 ss., che tanto la emozionava: «Oh, se le mie parole si scrivessero, se si fissassero in un libro, / fossero impresse con stilo di ferro e con piombo, per sempre s’incidessero sulla roccia!».

Cara Angela, se veramente la morte non è niente e non conta (Death is nothing at all. It does not count), perché sei solamente passata dall’altra parte, come scriveva Henry Scott Holland, asciughiamo le lacrime dei tuoi familiari, dei tuoi colleghi, dei tuoi studenti, e ti lasciamo andare in pace con le parole antiche di una grande poetessa, «che la terra ti sia finalmente lieve» (Alda Merini, Terra d’Amore, 2003).

Attilio Mastino

Althiburos

Althiburos (da Nabil Kallala)
En campagne de fouilles, de 2 semaines, dans l’important théâtre d’Althiburos dans le cadre d’un projet de coopération entre l’institut national du patrimoine et l’université de Macerata d’Italie. Toujours en compagnie de mes jeunes collègues et de mes étudiants. Tous mes remerciemts à l’INP pour son appui très fort, à mon ami Moheddine Chaouali pour son soutien, mais aussi au personnel sur place très dévoué, dont le contre-maître Mohamed Ghabi et les braves ouvriers.